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19 janvier 2018

 Même pas deux ans après avoir dû ingurgiter le Code du Sport du 18 juin 2010, en revoilà un nouveau, celui du 5 janvier 2012.

Rassurez-vous, les modifications sont moindres, même si le « pavé » semble à priori plus indigeste.

La faute surtout à la volonté d’avoir réuni en un seul texte, les arrêtés air et mélange.

L’arrêté du 5 janvier 2012 se présente désormais en 4 sous-sections et des tableaux annexes. Les voici résumés avec les points clés (en italique, mes observations)

Sous-section 1 : dispositions communes :

  • Le premier article renforce les responsabilités du DP. Il est présent sur le lieu d’immersion ou de mise à l’eau, et organise l’activité et les secours éventuels.

Il peut néanmoins être sous l’eau, à condition que cette organisation des secours ait été prévue, ce qui sous-entend une présence en surface, d’autant plus quand il y a des plongeurs N2 en autonomie sous l’eau (pas autonomes dans l’organisation des secours).

  • Il rempli une fiche de sécurité (= feuille de palanquée), sur laquelle figurent : nom, prénom, aptitude (et non niveau !), fonction (GP, encadrant, autonome), paramètres prévus et réalisés. Elle doit être conservée un an au club.

Cette fiche permet au DP de se dégager (un peu) des éventuelles « glissades » des palanquées, grâce aux paramètres prévus.

  • Le principe des aptitudes et des espaces d’évolution est maintenu
  • Le matériel de secours comprend des nouveautés : VHF obligatoire en mer sur bateau, 3 masques pour le BAVU, 1 masque haute concentration, des fiches d’évacuation type. De plus, un Plan de Secours adapté et régulièrement mis à jour est disponible et porté à la connaissance des DP, GP et autonomes.

Le matériel d’assistance ne change pas.

La trousse de secours disparaît, mais une trousse de secours est obligatoire dans l’armement du bateau et l’obligation de moyens conduit à avoir à bord une trousse adaptée à l’activité.

  • Toutes les bouteilles sont munies d’un manomètre (ou sonde+ordi).
  • Tous les plongeurs sont équipés d’un système gonflable (stab, sauf Gégène !).
  • Au-delà de 20m, tous les plongeurs sont munis d’un système gonflable (stab), d’un moyen de donner de l’air sans partage d’embout (octopuss) et d’un moyen de contrôler sa décompression (ordi ou tables+montre+profondimètre). Pas de changement pour les encadrants.
  • Chaque palanquée dispose d’un parachute de palier (il est souhaitable d’en avoir un de + au cas où sur le bateau).
  • Les tubas et embouts de détendeurs sont désinfectés entre chaque plongée.

Sous-section 2 : dispositions pour la plongée à l’air :

  • On retrouve le principe des aptitudes.
  • En cours de formation, l’accès à la profondeur d’évolution du niveau visé est possible
  • La plongée au-delà de 40m est soumise à présentation d’un brevet FFESSM, FSGT, ANMP, SNMP, UCPA, CMAS justifiant d’aptitudes PE-60 ou PA-60.
  • L’encadrement au-delà de 40m (et donc dès 41m !) est uniquement le fait de E4 (MF2/BEES2/DE/DES).

Sous-section 3 : dispositions pour la plongée à l’oxygène et aux mélanges :

  • Lorsqu’un mélange est utilisé, le DP et le GP sont obligatoirement titulaires de la certification correspondant à ce mélange.
  • Les recycleurs doivent être normés. Les prérogatives dépendent du gaz utilisé dans le recycleur.
  • Les profondeurs d’évolution dépendent de la qualification (nitrox simple = 20m, nitrox confirmé = 60m).
  • Le matériel de secours est adapté au(x) mélange(s) utilisé(s).

Sous-section 4 : disposition diverses :

  • La spécificité milieu artificiel (piscine -6m) est maintenue.
  • L’apnée est soumise au code du sport, sauf pour l’oxygène en deça de 6m.
  • La plongée en autonomie sans DP est soumise à l’autorisation de l’exploitant (= le président de club) qui détermine le site et l’organisation des secours. Dans tous les cas, les plongeurs doivent posséder un brevet FFESSM, FSGT, UCPA, ANMP, SNMP, CMAS justifiant des aptitudes PA-60. La profondeur maximale d’évolution est 40m.

 

C’est sans doute ce dernier point qui va modifier les us et coutumes callelongais.

Désormais, il n’est plus possible de plonger sans DP au-delà de 40m, avec les moyens du club.

De plus, le rôle et la responsabilité du président de club en cas d’accident sont renforcés.

Je rappelle que cette autorisation de plongée sans DP reste soumise à l’inscription dans le Règlement Intérieur du club, avec avis du président ou du représentant désigné par lui.

Voilà le texte, des remontées ont été faites auprès du Ministère des Sports par le président de la FFESSM. Nous verrons dans le court terme si des modifications surviennent.

Bonnes plongées !

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