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18 juin 2018

A bord de notre "SuscleII" 16 morses et quatre extérieurs dont Valentine "niveau 1" (qui a plongé avec Henri notre plus ancien moniteur) et "3 baptêmes" au programme.

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Par une mer légèrement houleuse, nous voici partis pour les impériaux de l’île de Riou, arrivée sur les lieux; après avoir trouvé la bouée immergée et s'y être amarré, la plongée pouvait commencer.

Nelson, pour la deuxième fois consécutive m’accompagnait, nous voici partis dans une eau à 26° une bonne visibilité, bref tout pour une plongée relax.

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Durant nos 52 minutes de plongée et une profondeur maxi de 26 mètres, nous avons exploré les grottes coralligènes, croisé Mérous, bancc de Sars, Dentic, Murènec, Mostelles, poulpec, de belle gorgones tapissaient les tombants, bref une belle plongée.

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Après que toutes les palanquées soient remontées à bord, direction la calanque de "Fontagne" pour effectuer les 3 baptêmes.

Martine, Stéphane, Kévin (les deux moniteurs Clermontois) ont effectué les baptêmes de: Silvana, Baptiste et Christian.

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Pendant ces baptêmes, nous avons pu apprécier notre détente, dans la calanque de (Jean de "Riou" premier gardien et aménageur de l’île toute une histoire) avec une eau à 28°.   

Pour ce dernier samedi de juillet, me voici en route pour une plongée sur les "Moyadons", avec pour partenaire notre nouveau niveau 3 "Nelson".

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Pour voir si mon nouveau binôme, est au top je lui ai fait passer son certificat, d'arithmétique avec quelques opérations à effectuer sur une ardoise !...

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Les résultats s’avérant bons, la plongée pouvait continuer son parcours découverte.

Durant notre ballade nous avons croisé : poulpes, sars, mérous, chapons, des rougets de belles tailles, etc.

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A signaler, le baptême plus de Clémentine qui pour ses 10 ans a fait preuve d’un fair-play extraordinaire, pour sa mise à l’eau en particulier sa mise de la ceinture par "Nelson" notre Amiral, qui fut une bataille, "Trafalgardesque": contre la houle, le courant et le tangage du "Suscle" encore Bravo !..  

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Après 25 mètres de profondeur et 38 minutes nous revoici à bord du "Suscle II" où Marc a assuré la sécurité surface et son pilotage, avec un accostage de maitre.

Trois jours pour le week-end du 14 juillet. Cela fait des semaines que Marc nous a réservé la « plate en alu » de son ami Vincent pour une partie de « pêche, camping, plongée, exploration du Lagon Sud avec observation des baleines en prime ». Le chrono est lancé, je compte les jours. C’est censé être la dernière sortie de notre camarade Nico avant son départ définitif  en Zoreillie.

Malheureusement, plus la date approche, plus les nuages s’amoncellent. La météo excellente depuis début Juin vire à l’orange. Grains et rafales à plus de 35 nœuds promis par Météo France. Marc pense à annuler, surtout que Nico ne peut plus venir : il doit boucher les trous et repeindre les murs sa chambre avant de quitter la caserne … Je fais le forcing pour maintenir l’aventure, car rien de plus déprimant que de rester le week-end à ne rien faire!

Départ sous le soleil quand même le vendredi à 12h00. Cela ne commence pas trop péniblement et nous laisse le temps de préparer l’équipement de camping et celui de plongée. J’aurais bien amené ma canne de traîne durement gagnée lors du seul concours de pêche auquel j’ai participé, mais Vincent à tout ce qu’il faut paraît-il. Ce que je ne tarde pas à vérifier à l’embarquement. Six cannes de traîne avec des moulinets Shimano remplies de fils orange en harmonie avec les couleurs du bateau. Une panoplie de leurres de premier ordre pour la traîne, le jig ou le lancer. Six cannes de lancer. Et surtout une glacière monstrueuse que Vincent nous promet de remplir et qui contient encore des appâts congelés (sardine, aiguillettes).

 NlleCaledoPeche1Le bout du monde derrière les cannes

Une plate de 11 mètres sur 4 mètres avec deux moteurs de 275 CV et 550 litres d’essence, 25 nœuds en vitesse de croisière. Ce n’est pas ce week-end que nous allons gagner des points pour le climat. Comme le veut l’usage local, la plate est en aluminium. Il vaut mieux semble t’il car le lagon Sud est un véritable champ de mines constituées de patates de corail. Celles-ci remontent brusquement d’un fond de 30 mètres à presque zéro sans crier gare. Il vaut mieux avoir l’œil pour déceler la subtile tache brune qui les trahit en surface.  Et sans soleil ou avec le soleil de face, il n’est pas facile de les voir, même avec des lunettes polarisantes. Heureusement, Vincent connait ce labyrinthe non hydrographié comme sa poche. Et l’alu pardonne sans doute quelques erreurs.

C’est la saison des Wahoos, nous assure Vincent. Alors dès la sortie de la passe de Mato, les six cannes sont à l’eau. Et nous voilà descendant lentement vers le grand Sud, le long du récif. Pour des heures de traine en direction de la passe de Kuaré. Les Wahoos promis se font attendre et puis finalement ne seront pas au rendez vous. Nous sommes bien obligés de remonter les cannes pour arriver juste avant le coucher du soleil à l’ilot Teré. C’est parmi les îlots accessibles le plus au sud : il nous servira de base pour l’exploration de la corne Sud. Juste le temps d’installer les tentes, d’allumer le feu de camp et de sortir une bière pour le soleil couchant.

Vincent prépare le filet de carangue « goute d’or» qu’il avait emmené avec une marinade de gingembre, tomate, ail et huile d’olive. Un serpent tricot rayé se rapproche, je ne sais pas si c’est la chaleur du feu de camp ou l’odeur de la cuisson à l’unilatéral de notre filet de carangue qui l’attire. Mais allongés sur des grandes nattes à observer la voie lactée, je comprends sans peine qu’il veuille s’inviter à notre campement.

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Camping sur l’ilot Teré

Les pêcheurs se réveillent avant l’aube. C’est un peu dur mais là encore le feu de camp nous redonne un peu le moral. Il en faut, car il y a eu quelques pluies la nuit et le ciel est un peu chargé. Ce sera la journée « poppers » du nom des  leurres que l’on lance à 30 à 40 mètres près d’une patate et que l’on ramène rapidement vers le bateau. Leur forme à la traction entraine une pluie de gouttelettes et ils progressent par petits bonds. C’est censé rendre les poissons prédateurs fous. Et ma fois avec persévérance, cela marche : la glacière se remplit de thazards, de carangues à queue jaune et autres loches castex ou mère loche. La plus belle à mon goût est la loche bleue. Les animaux bleus sont plutôt rares et celles-ci avec son subtile bleu porcelaine est magnifique.

 

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Loche bleue prise avec un popper

J’abandonne mes camarades à leur coup de pêche pour une plongée autour du récif. C’est vraiment un privilège de plonger dans ces coins inexplorés. Pas trop rassuré, je regarde parfois derrière moi pour voir si je ne suis pas suivi. Et bien m’en a pris, car un long serpent vert olive me suit en nageant avec de grandes ondulations. Il me faut palmer avec énergie pour le semer mais j’y arrive. Il paraît qu’ils ne sont pas agressifs, en tout cas ils sont curieux et persistants. Je découvre une immense patate recouverte d’un manteau de sardines et quelques loches et carangues variées à l’affut. Ce sont ces poissons que mes camarades cherchent à attraper avec leur poppers.

En jouant avec la marée et en évitant au mieux les grains, nous arrivons en vue de l’épave de l’Enton qui symbolise l’entrée dans l’extrême Sud du lagon et git sur le récif comme un avertissement au navigateur imprudent. Le pauvre navire serait grimpé en 1931 sur le récif à plus de 12 nœuds confondant le phare du cap Ndoua avec le phare Amedé. Puis de patate en patate, traversant un platier à marée haute avec quelques centimètres à peine sous l’hélice, notre quête de poisson nous amènera jusqu’à l’extrémité de la corne Sud, le récif Ngedembi.

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L’Enton, amer marquant le début de l’extrême Sud du lagon

 Cette fois la glacière est presque pleine et nous avons l’embarras du choix pour la grillade du soir. Vincent s’empare d’un thazard qu’il vide et prépare en darnes de bonne taille, sur la plage de l’ilot Teré. Miracle du lagon, à peine les tripes jetées à l’eau qu’apparaissent deux petits requins citron et un pointe noire. Alors Vincent attache solidement la tête du thazard à un bout et la jette à l’eau. Il ne faut pas attendre bien longtemps pour qu’un des citrons s’en empare. Il ne la lâchera plus, même quand nous le tirons sur la plage. Devant un appétit si féroce, nous le repoussons à l’eau. Après tout il l’a bien mérité son repas. Et nous le notre !

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Requin citron vorace.

Encore une dernière plongée dans la passe de l’Enton, mais je n’en dit pas plus pour ne pas faire peur aux parents. Une dernière matinée de pêche au lancer où nous finissons de remplir la glacière dans un vent montant parfois jusqu’à 35 nœuds avant les grains. Que c’est agréable d’avoir un bon ciré. Même si la température reste correcte, c’est quand même l’hiver ici. Et puis après une dernière sieste sur Teré, c’est le retour au surf à 25 nœuds avec le vent et les vagues dans le dos pour uen arrivée au coucher du soleil au Bout du monde. Fracassés mais contents!

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La corne Sud : Ilot Teré et l’Enton

 9h30 départ pour les Morses!

Miracle le jour du contre la montre du tour de France à Marseille, à Callelongue c'était avec la montre: 9 h 30, notre départ à une heure inhabituelle, pour la plongée du samedi?.
Direction les "Moyades" avec le "Suscle II" quinze plongeurs à bord, arrivée sur le site après notre ancrage sur une des bouées, me voici à l'eau avec comme binôme "Luc" notre écologiste (qui lui est ok pour les bouées immergées) dans une eau dont la température à 21 °, contraste avec le samedi avant qui était à 14 °. Après 64 minutes de plongée et une profondeur maximum de 34 m avec les paliers nécessaires, nous avons croisé de nombreux sars, dorades, mérous, rougets, gobie de roche, des poulpes, corail en fleur, etc.

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J’allais oublier, durant cette plongée j’y ai rencontré : Pierre un des deux Clermontois présent au club depuis jeudi soir, dont son équipement par rapport au mien, nous sépare de 40 ans, quand à Patrick lui était équipé d’un bloc "bi bouteille" tous les trois nous avons posé pour la prospérité de la plongée.

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 De retour sur notre embarcation pour un aller simple à notre base.

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En début d'après-midi, 3 nouveaux baptêmes: Sylvia, Marie et Luca, étaient au programme dont un gagné au loto du CIQ de Callelongue, offert par la section plongée de MSLC, nous avons aussi validé le passage du niveau 2 de MICHEL Matthieu, un samedi bien chargé.

Les failles de l’île de "plane"ou "Caselragne", ce site de plongée se trouve à la pointe sud de l’île, souvent confondu avec la pierre à Joseph qui est plus en retrait de la pointe.

Pour cette plongée j’étais en compagnie de Marc, mon fidèle binôme et notre Roi "Kal".

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Plongée dans une eau à 14 ° et une visibilité plutôt bouchée.

Mais malgré cette météo, nous avons croisé une faune, diverse et nombreuse: sars, poulpes, rougets, rascasses, mostelles peu farouches, etc.

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 Après 38 minutes et une profondeur de 24 mètres, nous revoilà sur notre embarcation pour une rentrée à notre base, où nous attendait un apéritif plus que dinatoire concocté par Elsa qui fêtait son "Niv 2", Nelson qui lui fêtait son "Niv 3" et Sandrine qui comme à son habitude nous avait apporté des amuse-gueules.

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 Encore un samedi qui restera dans les annales du club des morses du bout du monde.