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18 janvier 2018

Pâque désigne la fête juive (Pâque originelle juive ou Pessah) qui commémore la sortie d'Égypte et la liberté retrouvée des enfants d'Israël, tandis que Pâques désigne la fête chrétienne commémorant à la fois la dernière Cène instituant l'Eucharistie, la Passion du Christ et sa résurrection.

Le retour du printemps, la renaissance de la nature après les longs mois d'hiver se rattachent aussi à la fête de Pâques dans des cultures païennes et la tradition populaire. L’œuf, par exemple, est le symbole de la germination qui se produit au début du printemps. Certains mythes populaires, en France et surtout au Québec, font référence à la cueillette de l'Eau de Pâques : il s’agit de recueillir de l'eau de pluie tombée au matin de Pâques, l’eau ainsi collectée permettrait de guérir des maladies.

Pour les Morses, en ce samedi de Pâque(s), le mythe de l’Eau de Pâques est devenu une réalité avec le robinet de l'évier de la cuisine du club qui a en quelque sorte « sonné les cloches » des fidèles présents.

En effet, dès son arrivée à la base du bout du monde, l’inoxydable président de MSLC ouvre la vanne principale d’alimentation en eau sanitaire et saperlipopette ! Le robinet de la cuisine décide de vivre sa propre vie sans que l’on puisse l'arrêter.

                 

A l'arrivée de Frédéric (colonel de service ce matin-là), il est décidé de pourvoir au remplacement de cet équipement domestique qui refuse de faire ce que l’on attend de lui malgré les premiers soins prodigués par Jean-Michel, notre chef cuistot, qui en a pourtant vu d’autres en matière de robinets de cuisine récalcitrants.

Suite à une recherche plus ou moins fructueuse dans le stock de pièces détachées en tout genre du club, un robinet d’occasion qui a l'air en bon état est déclaré « bon pour le service » avec une autorisation spéciale du président de la section plongée.

           

S’engager dans des travaux de plomberie chez les Morses est un acte qui fait appel, de la part des intervenants, à des qualités foncières comme la persévérance et la détermination.

Par exemple, le démontage du « corps du délit » est à l’origine d’une réunion d’état-major, menée sur place en urgence, aboutissant à une résolution ferme et sans appel : il faut desceller l’évier. La présence du mur, les parois rapprochées des deux bacs et l’encombrement du peu d’espace disponible par deux tiges filetées ne permettent pas l’usage d’une clef de démontage des écrous de fixation du socle du robinet en question.

                                   

La bataille de l’Eau de Pâques est engagée avec son lot de problèmes divers et variés, les acteurs sont nombreux : Jean-Claude, Lucien, Pierre, Marc, Frédéric. Les premiers combats sont un succès, le robinet est remplacé. Mais l’ennemi est tenace : les raccords flexibles étant trop longs, ils se courbent en formant une pliure néfaste à un bon débit.

La suite au prochain numéro ! ...

Pour ma troisième plongée de l'année, me voici embarqué sur notre fidéle "Suscle II" avec pour équipiers de palanquée: Sylvie et Didier (le roi Kal), direction la "boulégeade", sur l'île de Riou.

 

A bord notre Martine nationale a assuré la sécurité surface, tandis que toutes les palanquées s'en allaient pour la grotte de la "boulégeade" (Cette grotte  a deux ouvertures, une coté Sud-Ouest de l'île de Riou dans la calanque de la Boulégeade vers 6 à 7 m de fond et  l'autre débouche face au large plein Sud à une profondeur de 24 m en plein milieu d'un beau tombant).

La mer est belle, l'eau transparente et la température acceptable à 16°.

 

 

Durant cette plongée nous avons croisé, poulpes, sars, dorades, dentis, rougets de belle taille, un beau mérou, une belle murène, spirographes, corail, etc.

 

Après 45 minutes de plongée nous revoici à bord pour direction notre base.

Marc, notre spécialiste matériel, avec le fournisseur et spécialiste du compresseur BAUER K14, ont fait de nombreux essais évolutifs en pression et débit, changé le clapet du premier étage, l‘électrovanne des purges automatiques, ont fini par changer le piston libre du 3° étage.

  

Et miracle de la persévérance tout remarche.

L’heure du repas sonnant nous l’avons partagé en toute convivialité sur la terrasse du club.

                                                    

 

Episode 1, Passe de Dumbéa lundi matin

Aujourd’hui, c’est Lundi. Les gens normaux se précipitent pour retourner à leur bureau, moi le premier. Mais il fait beau et surtout il n’y a pas un souffle de vent de prévu, ce qui est plutôt rare. De plus, Thierry a promis une sortie à la passe de Dumbéa en partant de la pointe Chaleix, que j’admire depuis mon balcon.  Alors je décide de prendre ma matinée pour aller plonger. Les lundis au soleil, cela fait partie des petits bonheurs de ceux qui travaillent. Encore faut-il savoir les saisir au vol.

Mise à l’eau à sept heures, c’est presque la grasse matinée pour moi qui part normalement à 6h30. Organisation militaire oblige, nous mettons les gaz pour embouquer la pointe à 7h05 et comme la mer est lisse, on accélère. Je savoure le bateau presque vide (cela change du weekend end), la traversée du lagon en longeant l’ilot maître puis la sèche croissant. Nous voilà vite rendu à la passe de Dumbéa.

Mon binôme sera Hinde. Elle ne consomme pas trop et a le coup de palme des marathoniens, donc pas de souci. Thierry hésite un peu: courant entrant ou courant sortant? Finalement sur un coup de dés ou après une longue réflexion bien mûrie (nul ne le saura jamais), il prend la très bonne décision de nous jeter sur l’extérieur. Impatient de nous mettre à l’eau, nous nous immergeons dès l’arrêt du moteur sur un fond de 15 mètres.

L’eau est très claire. Il n’y a aucun courant. Alors comme j’aime bien le bleu et que j’adore « voler », je décide d’aller vers le milieu de la passe plutôt que de coller au récif. L’œil aux aguets, je scrute le bleu dans l’espoir de voir… que sais je? C’est bien là le plaisir de la plongée, la surprise! Par réflexe, je me retourne pour surveiller si Hinde arrive à suivre et là je reste saisi.

Puis je me mets à crier en faisant signe à Hinde de regarder derrière: une escouade de requins en formation très légèrement au dessus de nous. Sur deux ou trois niveaux et très étalés dans le sens de la largeur, ce sont des MARTEAUX!!! Hinde se retourne et se rapproche... Un peu d'angoisse? Le banc se rapproche, se sépare pour passer de chaque côté de nous. Je commence à compter celui de droite, je suis arrivé à 22. Il devait y en avoir une dizaine de l'autre côté. Je crois voir un gris au milieu, légèrement plus petit. Ils nous contournent donc et puis s’éloignent dans le bleu sans nous prêter attention. Bientôt, trop tôt, ils ont disparu.

Adrénaline, euphorie et frustration se succèdent rapidement. Oui, c’est aussi frustrant. Car même avec cinquante mètres de visibilité, c'est comme voir le tour de France passer alors qu'on est au bord de la route. Quelques secondes trop vite terminées. On a beau essayer de se rattraper en surface, en racontant encore et encore notre histoire. Même si à chaque fois, on se retrouve le sourire aux lèvres, il n’y a pas de retour en arrière possible. 

Thierry me dit qu’il s’agit du petit requin marteau, car le grand requin marteau est solitaire. Et que c’est la première fois qu’il entend dire que des plongeurs ont vu de tel bancs en Nouvelle Calédonie. J'ai donc eu un coup de chance extraordinaire.

Episode 2, Passe de Ouano

La safari-plongée de ce mois de mars sera à Ouano, ainsi Thierry en a décidé. Le Ouano surf camp vient de rouvrir, ce n’est qu’à 1h30 de route de Nouméa aussi il faut en profiter. C’est ma fois un très bon choix. Juste au bord de l’eau dans une baie relativement protégée avec quand même un souffle de vent pour ne pas mourir de chaleur, l’endroit est très sympathique. Il y a bien quelques moustiques un peu voraces, mais il suffit de s’installer à côté d’une peau plus sucrée pour être tranquille.

Caledonie1
Help, marée basse !

La passe de Ounao est marquée par l’épave d’un Ever prosperity. Je dis un, car il y a deux épaves identiques d’Ever prosperity sur les récifs extérieurs dans le Sud. Il s’agit d’un type de bateau construit en série pendant la seconde guerre mondiale. Le même capitaine semble les avoir échoués pour toucher l’assurance.

« Pour la seconde plongée, je vous larguerai sur le site de la petite caraïbe. Nagez droit vers le récif et essayez de le contourner, récif main droite. Rémi tu seras avec Gaëlle ».

Oui chef, bien chef. Je propose d’aller exactement du côté opposé afin d’une part de ne pas plonger en palanquée de 20 plongeurs (le meilleur moyen d’écarter toute vie dans un rayon de 200 mètres) et aussi parce que j’ai l’espoir de retrouver le tombant de la passe. On croise un grand serpent noir (Aipysurus Laevis) qui se laisse approcher. Mais rien n’y fait. Le fond reste peu profond, bien poli avec quelques coraux en très bon état, signe de fort courant bien que ce ne soit pas le cas aujourd’hui. Je décide de revenir en arrière.

Nous trouvons un sable très blanc, avec des formations rocheuses isolées et quelques patates de coraux. Et une petite raie manta (manta de récif, je crois) qui se fait nettoyer la bouche ouverte. Gaëlle a tout le temps de me prendre en photo : elle est si paisible et familière que nous lui tournons autour pendant plusieurs minutes sans l’effrayer. 

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Être au top

Au bout d’un moment, je fais signe à Gaëlle de me passer son appareil pour la prendre en photo à son tour. A peine m’a-t-elle tendu l’appareil que nous apercevons un grand requin marteau qui arrive droit sur notre trio. Par réflexe, j’appuie sur le bouton rouge: ce sera ma première photo sous marine en Nouvelle Calédonie.  J‘hésite à la partager, car j’entends d’ici les critiques :

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Fais pas ci, fais pas ça ..

« Pas terrible le cadrage, il manque la moitié de la raie et la moitié du requin… » «Aucune profondeur de champ, le marteau est flou, le focus est sur la raie manta… »« Oui, il n’a même pas réussi à caser son binôme entre le marteau et la raie manta, pas terrible pour l’ambiance… »    

Quand à la seconde, c’est à bout de souffle à la poursuite de ce diable de marteau que j’appuie sur le bouton rouge …

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Peut mieux faire …

« Pas terrible comme grain et il manque un bout de la queue … » « Il aurait pu mettre un filtre rouge pour la couleur … »

Bref, je ne me vois pas beaucoup d’avenir dans la photo. Mais, ce qu’il me reste, c’est que voir une manta en plongée, c’est rare. Voir un requin marteau, c’est très rare. Et alors les deux en même temps… Thierry me dit que c’est la première fois qu’il entend dire que des plongeurs ont pris une telle photo en Nouvelle-Calédonie. J'ai donc eu un coup de chance extraordinaire. Bon, je préfère m’arrêter là, car je sens que je commence à énerver.

Samedi 25 mars se trouve être le jour de « l’Annonciation », c’est-à-dire l'annonce faite par l'archange Gabriel à la Vierge Marie de sa maternité divine.

Puisque l'Annonciation est citée dans l'Évangile et le Coran, le gouvernement libanais a décrété que le jour de l'Annonciation est jour de Fête nationale, illustrant ainsi l'unité islamo-chrétienne.

Le 25 mars est aussi la Fête nationale grecque. En effet ce jour, Fête de l'Annonciation et de l'Orthodoxie en l'an 1821, correspond au soulèvement révolutionnaire contre 400 ans d'occupation ottomane sur tout le territoire ; évènement qui mena à la constitution de l'Etat grec.

 

Pour les Morses, ce n’est vraiment la « Fête » : cela fait deux samedis consécutifs que la météo n’est pas de la partie! Une pluie cinglante, un vent du sud-est, soufflant par moment à 70 km/h, une mauvaise mer, bref un sale temps. C’est pour cela que seule une poignée de Morses a répondu présent.

Respectant la dignité de sa fonction, Jean-Claude Eugène, président de MSLC, arrive le premier vers les 8H30, rejoint par Marc à 9H00. L’opération « compresseur » pouvait alors commencer.

 

Après avoir vérifié le fonctionnement du compresseur n° 1 et son débit, Marc constate qu'il ne monte plus en pression, d'où démontage et nettoyage des purges, remplacement des joints toriques qui présentent des fuites, réglage du pressostat. Las, le compresseur ne monte qu'à 150 bar.

 

Pendant ce temps, Jean-Claude nettoie les abords et la cuisine avec rangement de la vaisselle et préparation du café  de l’infatigable Marc, responsable motivé du matériel club, continue à s'affairer avec l’appui cette fois-ci de Frédéric, notre colonel à l’inventaire et à un contrôle ciblé des détenteurs du club. N’oublions pas notre jeune Morse adopté par la communauté: Nelson, avec son bonnet du Machu Picchu (ancienne cité inca du XVe siècle à l’est de la Cordillère des Andes, aux limites de la forêt amazonienne, située au Pérou).

 

L'heure passant, Martine et Pierre ont rejoint le groupe des irréductibles, suivis de Lucien, qui lui arrivait d’une réunion de son club nautique du Vieux Port.

Après un repas pris en commun, un sort a été fait au "panettone" (don d’un Morse anonyme) ce gâteau traditionnel des habitants de la Lombardie, du Milanais et du Piémont dont la dégustation fait partie des traditions de Noël.      

 

 Les samedis se suivent mais ne se ressemblent pas! Samedi dernier, c’était ma première plongée de reprise, après un arrêt de presque 5 mois suite à mon accident du 24 septembre 2016, de plus avec une mer belle et pour binôme Didier, le célèbre Roi "KAL".

Aujourd’hui, les éléments ne sont pas de la partie, un mistral soufflant à 70 Km/h, une mer houleuse avec une très mauvaise visibilité, voire nulle, d’où il nous restait que les boules ou le boulot.

Nous avons commencé par le boulot, Frédéric et Henry en charge de la consolidation des canisses de notre pergola, quand à moi, de mettre des jambes de renfort sous les bancs des tables de la terrasse, Lucien s’occupait de finir les TIV aidé par Guy notre photographe.

 

A l’arrivée de notre Martine nationale accompagnée par Pierre, le roi de la bricole, Bruno arrivant sur ces entrefaits nous propose de faire une partie de boule, chose que nous n’avions plus faite depuis presque 3 ans.

Ouverture du terrain de boule situé juste en face de notre base, montée de Martine et son fauteuil car celle-ci à eu un accident au ski et ne doit pas s’appuyer sur son pied gauche.

 

La partie composée de Martine, Pierre et Bruno d’une part et Guy, Lucien et mes zigues, fut âprement disputée avec la victoire de l’équipe adverse, avec un 10 à 13.

L’heure de l’apéro sonnant nous voici de retour sur notre terrasse, pour partager et déguster les amuse-gueules de cet apéritif, en toute convivialité.