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18 janvier 2018

Aujourd’hui 11 mars, c’est ma première plongée, suite à mon accident du 24 septembre 2016.

Cette reprise s’est faite, avec pour binôme Didier (le fameux Roi KAL voir articles précédent, concernant la grotte Saint Michel d’eau douce.)

Direction l’ancre du bout du monde, celle de "Callelongue", tandis qu’une autre palanquée de Morses, embarquait sur le "Barracuda II" pour une plongée sur le tristement célèbre "Liban". (le 17 juin 1903, peu avant midi, moins d'une heure après son appareillage du port de Marseille pour Bastia, fut éperonné par l'Insulaire, revenant de Toulon. Il git au pieds des Pharillons de l’île Maïre)

   

Revenons à notre plongée, nous avons distingué au loin un calamar, qui avançait en pleine eau, Remarquez que le "Labé"(Le Labé est le nom d'un vent de Sud Ouest qui souffle en fortes tempêtes sur les côtes de Marseille et de ses environs.) qui a soufflé la semaine précédente et une mer démontée avaientt dessablé l’ancre jusqu’à y pouvoir presque passer sous sa verge (D), voir photo ci-dessous.

 

 

Pendant notre plongée, Didier a eu, une étoile qui brillait dans ses yeux.

Après une plongée de 48 minutes, une profondeur maxi de 20 mètres et une eau à 14° nous sommes de retour à notre base, où nous attendait le gâteau préparé par notre chef cuistot pour son anniversaire: un délice.

 

Il est rappelé que le livre de cuisine de notre chef est en vente au club pour la somme de 20 € dont 5 pour la section.

 

Le mois de mars était - à l’origine du calendrier romain - le premier mois de l’année et son nom de « mars » lui a été donné par les Romains en l’honneur du dieu Mars, dieu de la guerre, car le retour des beaux jours marquait le début de la période de la guerre.

Mais en ce samedi 4 mars 2017, les Morses présents à Callelongue peuvent surtout vérifier la réalité météorologique de deux dictons de la tradition populaire:

« Si mars débute en courroux, il finira tout doux, tout doux. »

« En mars les giboulées, sont la bataille que le printemps finit toujours par gagner. »

Des Morses expérimentés expliquent aux plus jeunes que de pareilles conditions météo sont dues à un coup de l’abbé (ou de Labé ?).

 

Le "coup de l'abbé" est-il un vent terrible déclenché par un ecclésiastique bien pernicieux ? Non, la faute est due à la phonétique : Labé et non l’abbé. L'origine du mot vient des Phéniciens, fondateurs de Marseille qui ont donné le nom de libikos à ce vent pluvieux, libikos signifiant sud-ouest en grec. Le Labé se décline en « Libeccio » pour la Corse et l’Italie et en « Labech » pour le Languedoc.

 

Ainsi, le Labé est bien le nom d'un vent de sud-ouest qui souffle en fortes tempêtes sur les côtes à Marseille et environs. Habituellement, c’est une ou deux fois par an, souvent fin septembre (l’équinoxe d'automne) que se forme – en plus du vent pluvieux - une très forte houle venant aussi du sud-ouest susceptible d’endommager les ports naturels comme celui de Callelongue.

 

Ne pas confondre avec la « Lagarde », un autre vent venant du sud-ouest à Marseille. Ce vent souffle lui très modérément, force 3 à 4, il est déclenché souvent l'après-midi en été par des effets de différences thermiques entre la terre et la mer.

Le commandant EUGENE (officier de réserve honoraire) et Frédéric vont vérifier si notre pneumatique le "Barracuda" est bien amarré au sol, sur le glacis du port de Callelongue, car la mer monte, poussée par le Labé. Delà, ils partent reconnaître des blockhaus en ruine parsemés çà et là parmi les blocs rocheux sur les hauts des Goudes, où le vent souffle par moment avec une grande violence. Ces derniers témoins de la Guerre 39-45 et de l’occupation allemande constituent aujourd’hui une curiosité touristique, et également un point de vue imprenable sur les environs.

Quelques photos sont prises de ces vestiges du Mur de la Méditerranée (en allemand Südwall « rempart du sud »), un système de fortifications côtières construit à partir de 1943 le long des 864 km de côte française de la frontière espagnole jusqu'à la frontière italienne. Au moment du débarquement de Provence, ce rempart littoral est alors constitué d'environ 500 ouvrages utilisables et 200 ouvrages en construction.

 

 

Au club, les techniciens en inspection visuelle (TIV) vérifient, sous la houlette de notre Lulu avec sa voix de ténor de l'opéra de Callelongue, que nos récipients sous pression sont aptes à être utilisés pour la plongée subaquatique.

Photos : JC EUGENE

Pas de plongée, pour moi, eau trop froide pour une reprise !...

Pour ce samedi, j’avais prévu de me remettre à l’eau pour ma première plongée suite à mon accident du 24 septembre dernier ; mais voilà après avoir pris la température de l’eau dans la calanque à la sortie du petit port de Callelongue, celle-ci étant à 10° j’ai préféré continuer à travailler au club.

 

Les TIV toujours en plein travail, Lucien sur le site de la FFESSM, Marc remplace le pressostat de la station de gonflage, avec l’aide passive de Didier, Patrick, Geneviève, Mario, Jean Michel, Sami, Guy, Mohamed, Sylvie et Michael,(toujours à la bourre) sur leur bloc avec visualisation intérieur, extérieur, filetages robinet et bouteille, etc.

 

 

Didier un de nos MF 2 vient de passer brillamment son brevet de balayage, quant à moi je suis délégué au gonflage des bouteilles révisées.

 

Une équipe de morses, plus courageux que moi s'est embarquée sur notre "Suscle II" avec à son bord : Jean pierre (DP), Luc, Eric, Philippe, Nelson et deux autres, Félix et Marcello le père et son fils, plongée aux Pharillons de l’île "Maïre".

Comme on peu le voir les Morses sont toujours au travail, même le samedi !  

 

En allant prendre la température de l’eau, nous avons même découvert un plongeur solitaire sortant de plongée, avec un bi (plutôt rouillé) qui devrait certainement passer au TIV ?... à vous de voir si c'est utile ?....

Pour ce samedi le festival des TIV continue son train-train avec les démontages, inspections, extérieur et intérieur, le bon fonctionnement de la robinetterie, sans oublier l’inscription sur le site de la FFESSM.

         

A la manœuvre, Lucien, Marc, Didier, François, Serge et Geneviève qui démonte sa bouteille, après nettoyage de l’intérieur en vu de son inspection, par un des TIV présents.

          

Tandis qu’une équipe de morses menée par Julien le moniteur de service était partie pour une plongée sur l’Impérial du large.

                                                   

J’allais oublier le remplacement du pressostat de la station de gonflage par notre grand spécialiste matériel compresseur: Marc.

                 

Emilie pouponnait son fils, alors que Julien lui était au fond de l’eau, mais je lui ai tenu compagnie et fait plusieurs photos du fiston.    

La palanquée des morses arrivant de leur plongée, nous passons à l’apéritif et au repas pris sur la terrasse par un soleil radieux.

                                  

Deux heure trente, l’heure de l’assemblée générale de la section ayant sonné, suivit la présentation sur écran par notre JPP (Jean pierre Parcy) des différents éléments: rapport moral, bilan des activités plongées, bilan financier, etc.. et questions diverses, à 16 heures, l’AG terminée nous passons au traditionnel gâteau des rois amené par François qui les a commandés où travaille sa fille à la boulangerie de la Grande Bastide dans le 12° sans oublier le cidre, encore un samedi bien rempli.

        

La énième année consécutive du festival des TIV (Techniciens d’Inspections Visuelles des blocs de plongées) a déjà débuté samedi dernier et se continue en ce jour, avec les nouvelles normes promulguées par la FFESSM (Fédération Française d’Etude et sports Sous Marin).

 

A la manœuvre, Henry qui nous berce par le sifflement des bouteilles qu'il vient d’ouvrir, pour pouvoir les démonter et les inspecter dans les nouvelles règles, qui vont jusqu’à remonter l’arbre généalogique du bloc et de son robinet! (sa date de naissance, son lieu de naissance, son nom, sa capacité, sa dernière requalification, etc.)

Suite à toutes ces inspections et vérifications faites par nos TIV: Lucien, Henry, Jean-Michel et Marc, qui lui en plus est relié par son ordinateur à la fédération pour y rentrer les informations récoltées.

 

Après cette minutieuse inspection et l’inscription sur le site de la fédé, vous pouvez avoir l'attestation TIV de la

 FFESSM (ci-joint la photo).

                                                    

D’autres morses, eux démontent leur bouteille pour y faire faire l’inspection par l’un des TIV présents.

Nous avons testé la nouvelle caméra, que j’ai achetée pour Bruno, avec une définition optimale pour une somme modique, sans oublier son caisson étanche à 30 mètres, sa télécommande, ainsi que tous ses accessoires.

 

Heureusement, l’heure arrivant nous passons à l’apéritif avec beaucoup d’amuse gueules apporté par Sandrine, qui est venue pour passer son bloc à l’opération de l’inspection visuelle par un de nos TIV et montrer sa "GO-PRO" qui a des problèmes avec son écran, Pierre (qui ma suggéré le titre de cet article) nous a concocté des sardines à l’escabèche, succulentes et les lamelles de jambon crue et rondelles de saucisson apporté par mes zigues.

 

Tout cela en toute convivialité dans la calanque du bout du monde Callelongue.