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19 septembre 2018

La localisation

L'épave, en partie couverte par des filets de pêche, se trouve par 31 m sur un fond sablonneux, au sud-est de l’île.

Les coordonnées GPS sont 43° 11,693 N par 05° 14,111 E. 

L’épave

junkker88

Demeurent de l’avion, les ailes et le tronçon de fuselage entre le poste de pilotage et la queue. La cabine arrière, servant habituellement de soute à bombe est occupée par un réservoir auxiliaire. Les deux moteurs sont manquants. L’empennage arrière et le poste de pilotage ont disparu. L'épave offre donc peu d'éléments d'identification. 

Lors de la première évaluation de l’état de l’épave, il y avait une bombe au phosphore blanc de 50 kg dans un support, sous l’aile. Les plongeurs démineurs de La Marine Nationale sont venus récupérer l’objet. 

L’histoire

Les archives militaires et le KTB d’Istres livrent des informations intéressantes. Dans la liste des pertes, il est décrit, 12 mai 1943, un amerrissage d'un Ju 88 D-1 à proximité de l'Ile de Planier : 1(F) / 33 F - plan carré 5472/04 amerrissage forcé pour cause d'incendie moteur, équipage blessé, Junkers Ju 88 D-1, WNr. 430422, rupture radio. 

Le seul détail qui a fait avancer nos recherches est la bombe au phosphore de 50 kg. Elle nous indique, d’une part, que l'épave n’a pas été déplacée (sinon la bombe aurait été arrachée) et d’autre part, cela montre qu’il y a eu des modifications techniques non documentées sur ces Ju 88.

D’après les informations recueillies à partir de diverses sources, ce Ju 88 et quelques autres portaient parfois de petites bombes éclairantes de 50 kg localisées dans des espaces internes de charge. Cependant, pour ces longs vols de reconnaissance, ces espaces étant occupés par des réservoirs supplémentaires. 

Certains Ju 88 transportaient deux bombes éclairantes de 50 kg de phosphore sous les ailes pour ces missions nocturnes particulières. On a constaté cette modification et cette même configuration sur un des Ju 88 du KG 77 retrouvé en mars 1943 en Algérie. Ces Ju 88 éclaireurs, ainsi que les torpilleurs qui les suivaient, étaient si lourdement chargés en carburant ou en torpilles qu’il ne pouvait décoller qu’avec l’aide de deux fusées d’appoint, placées également sous les ailes et larguées après le décollage. Ces roquettes étaient équipées d’un parachute et réutilisées. Ces informations nous permettent alors de confirmer que l'épave de Planier était équipée pour une mission de nuit. 

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