Outils d'accessibilité
Après avoir embrassé pour la dernière fois ma fidèle "Fenzy", avant de faire le baptême de mon nouveau gilet de stabilisation et de mon bi bouteille de 7,5 L 230 bars.
En ce deuxième samedi du mois de mars, Jean Michel et moi (totalisant à nous deux pas loin d’un siècle et demi) sommes partis pour une plongée dans la calanque du bout du monde, en direction de son ancre mondialement connue, dans une eau à 13° un léger courant et une visibilité moyenne.
Durant cette plongée nous avons rencontré : un rouget grondin, deux seiches, un labre, etc. Nous avons aussi découvert une plantation d’algue dans un pot, faite avec une boite de conserve de petits pois !...
Après une plongée de 48 mn et une profondeur de 19,8 m maxi, nous sommes rentrés à notre base où Jean Pierre donnait un cours de secourisme, étalé sur la journée, du bouche à bouche et massage cardiaque, plus encore de l’oxygène avec la conduite à tenir en cas d’accident de décompression.
Un samedi très bien rempli.
Suite à ma première plongée de cette année 2019, mon bloc bi bouteille devenant de plus en plus lourd, j’ai décidé de changer de bi et d’en prendre un de 7,5 L beaucoup plus léger et d’une pression de gonflage de 230 bars et par la même occasion remplacer ma "Fenzy" par un gilet de stabilisation.

Après avoir remplacé et réglé la sangle de fixation des bouteilles, j’ai fixé le bloc dessus. Après et l'avoir mis sur mon dos pour les autres réglages, avec l’aide de Marc et Jean Michel, voir photo.

Frédéric arrivant nous sommes allés voir notre "Barracuda II" sur le glacis du petit port de "callelongue", la calanque du bout du monde, ce qui nous a permis de faire des photos du portail d’entrée, où le soleil pénétrant reflétait sur le sol les diverses inscriptions: des calanques et poissons découpées sur le portail en fer.
L’heure arrivant, je suis allé commander deux pizzas au restaurant de la grotte, nous avons pris un apéritif et un repas convivial autour de la table de notre salle de vie.
J'allais oublier la recheche, certainement d'un trésor ! sur le sol de la cuisine de Lucien et Yves ?....
Pour ce samedi 23 février, c’est ma reprise plongée suite à mon opération du 22 novembre, soit 3 mois et 1 jour après.
Pour cette plongée j’ai comme binôme Guy notre photographe plusieurs fois primé dans différents concours.
Direction les Moyades, (un petit ilot à la pointe ouest de l’île de Riou) par un soleil éclatant, une mer calme, une eau claire, mais assez froide 13° ce qui ne nous a pas réchauffé !
Durant cette plongée de 40 minutes et une profondeur maximum de 25 mètres, nous avons croisé et photographié: labres, rougets, sars, mérous, murènes, chapons de belles tailles et bien d’autres espèces.
Ci dessous 3 photos macro prise par mon binôme Guy.
Pour ma reprise c'était une sacré reprise.
« Le bon roi Dagobert » est une chanson parodique française bien connue datant de la seconde moitié du XVIIIème siècle. Elle évoque deux personnages historiques : le roi mérovingien Dagobert Ier (vers 600–639) et son principal conseiller, saint Éloi (vers 588–660), évêque de Noyon.
Avant d’entrer dans les ordres puis à la cour du roi, Eloi - ayant appris le métier d’orfèvre - s’était fait remarquer pour son habileté et avait été choisi pour fabriquer le trône royal incrusté d’or et de pierres précieuses du roi Clotaire. Avec le reste d’or qu’on lui avait confié, il fabriqua un second trône témoignant ainsi d’une très grande honnêteté.

Il est choisi comme saint patron par les orfèvres, les métiers du fer et de l’acier, les maréchaux-ferrants, les mécaniciens de l’armée de l’air notamment, pour la maîtrise de son art et son honnêteté sans faille.
Ce samedi matin bien animé du 9 février 2019 donne l’impression que le saint patron des mécaniciens est devenu une source d’inspiration et de ferveur pour les Morses présents et actifs dans deux domaines où se mêlent le forgeage de l’acier et la compression de l’air sous haute pression.
Pour la partie « stockage d’air comprimé » .....
C’est la suite de l’opération commencée samedi dernier d’inspection visuelle des blocs bouteilles du club par des techniciens chevronnés fidèles au poste comme Jean-Michel, Lucien avec la participation appréciée de quelques « arpètes », parmi lesquels Didier et Pierre.
Le terme argotique arpète (ou arpette pour les jeunes couturières en apprentissage) est le surnom souvent donné à de jeunes apprentis, en particulier chez les mécaniciens. Cela sous-entend que leur travail est parfois approximatif et à améliorer...
Pour la partie « production d’air comprimé ».....
Sous la férule de Marc, maître compagnon de la compression callelongeaise, deux arpètes du samedi matin : Henri et Jean-Claude procèdent à la vidange des deux compresseurs suivie bien sûr d’un remplissage avec une huile lubrifiante appropriée après changement de filtre.
Soucieux de préserver l’état sanitaire des Morses durant leurs explorations sous-marines, nos industrieux opérateurs du local compresseur effectuent le nettoyage des équipements d’admission d’air et remplacent les filtres correspondants.
Pour la partie « saturation à l’azote des tissus » .....

Trois autres Morses : Jean Pierre, Grand Philippe et Frédéric III (F. Bardonnet) sont eux partis pour une plongée avec le "Barracuda II".
Avant leur retour, Frédéric notre colonel leur installe le treuil électrique, pour faciliter la remontée de l’embarcation, et descend le tuyau d’eau douce du haut du glacis pour le rinçage de la remorque bleue et du semi-rigide.

En final, la fête des crêpes .....
Suite à tout ce travail, un repas a pu être pris en commun sur notre terrasse, illustrant sans doute le dicton du jour : « À la Sainte-Apolline, bien souvent l'hiver nous quitte. »

Dégustation générale de crêpes, soit apportées par Sandrine, soit faites sur place par notre maître queux (autrefois c’était un cuisinier sur un bateau) Jean-Michel.
Le premier samedi de février 2019 dans la calanque du Bout du monde est, comme partout ailleurs, le jour de la Chandeleur. Arrivé à Callelongue à 8H15, le président de MSLC croise « Jeannot », dynamique cabanonier demeurant au "siam fatigua" à l’entrée du hameau.
Celui-ci l’informe qu’un orage de grêle vient de s’abattre sur la calanque et que la mer est démontée ; ce qui pourrait presque passer comme une bonne nouvelle car, comme l’indique le dicton du jour : « s'il pleut à la Chandeleur, les vaches donneront beaucoup de beurre ».
Au fait, c’est quoi la Chandeleur ?
La Chandeleur c’est une fête, ou plutôt, c’est la « fête des chandelles » (festa candelarum) : une fête d'origine païenne liée à la lumière.
C'est aussi la « fête des crêpes » dont la forme ronde rappelle le soleil. Elles annoncent ainsi un soleil plus présent - le solstice d’hiver (jour le plus court de l’année) étant passé - avec le rallongement des jours.
Manger des crêpes le jour de la chandeleur est une tradition remontant aux premiers siècles de notre ère : on se servait de la farine excédentaire du début d’année pour confectionner des crêpes, considérées alors comme un symbole de prospérité pour l’année à venir.
Selon une autre interprétation, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l'honneur de Proserpine, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d'une galette de céréales.
Dans les pays de tradition chrétienne (fête de la Présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa naissance), c’est aussi la fête de la Chandeleur : au VIIe siècle, les fidèles se mettaient en route avant l'aurore, en portant des chandelles, d'où le nom de la fête. Ils allaient de cette manière symbolique à la rencontre de Dieu. D'aucuns pensent que cette fête chrétienne aurait pris la place des Lupercales romaines vers le Ve siècle ; les fêtes en l'honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février.

Le 2 février, c’est aussi la fête du hérisson ou de la marmotte ...
Pour les Romains de l'Antiquité, le hérisson était un animal d’une grande importance lors d’une coutume qui est encore familière aujourd’hui. En effet, le 2 février de chaque année, les anciens Romains tentaient de prévoir l’arrivée du printemps en observant le hérisson sortir de son terrier.
Si le hérisson voyait son ombre (et avait peur), cela signifiait que l’hiver allait durer encore six semaines. Dans le cas contraire, cela signalait une arrivée plus tardive du printemps. Aujourd’hui, cette coutume est célébrée avec le jour de la marmotte, mais c’est le hérisson qui en était à l’origine.
A l’heure actuelle en Amérique du nord, le 2 février « Ground Hog Day » est bien le jour de la Marmotte. À midi, ce jour-là, la marmotte sort de son terrier et inspecte les environs : si elle aperçoit son ombre et juge que le ciel est suffisamment ensoleillé, elle flâne et prend son temps avant de retourner se mettre à l'abri pour tout juste six semaines, autrement dit jusqu'à l'arrivée du printemps. Si elle trouve le ciel trop couvert et rentre rapidement à l'abri, c'est le signe d'une arrivée plus tardive du printemps.
Le 2 février chez les Morses, jour des « équipements sous pression » ...
Pour Jean-Claude et Frédéric, le 2 février est le jour des « équipements sous pression ». Une matinée qui débute par un examen, suivi d’un regonflage, du boudin pneumatique du Barracuda II ; ce dernier présentant un compartiment arrière droit anormalement dégonflé avec un bouchon de valve ôté. L’exercice suivant consiste à vider huit blocs de plongée du club afin que les Morses diplômés techniciens en inspection visuelle (TIV) puissent passer à l’action, conformément à la planification annoncée en assemblée générale.
Prenant à leur tour les choses en main, Jean Michel, Lucien, Pierre, Geneviève, Jean Pierre et Henri commencent l’inspection visuelle des bouteilles par un nettoyage suivi d’un examen attentif, puis procèdent à l’enregistrement des résultats sur le site web de la FFESSM (fédération française d'études et de sports sous-marins).
Un cycle de formation RIFAP (Réactions et Intervention Face à un Accident de Plongée) étant programmé les 9 et 23 mars 2019 dans nos locaux, Jean-Pierre en profite pour procéder à l’examen de la dernière acquisition du club : un étui de transport de couleur verte pour la bouteille d’oxygène du Barracuda.
C’est le moment choisi par Jean-Claude et Frédéric pour s’éclipser, durant une heure, et aller voir la grotte de Callelongue qui se trouve à la sortie Est de la calanque, sous le sémaphore.
En effet, cette grotte fait partie intégrante d’une des petites criques intimistes situées dans un décor de calcaire où se mêlent des paysages, parfois grandioses, avec des petites curiosités géologiques dont certaines sont de véritables trésors cachés.
Curiosités géologiques dont certaines sont de véritables trésors cachés.

Il ne faut pas confondre la grotte de Callelongue - comme le fait Jeannot le cabanonier - avec la grotte bleue (face Est de la Calanque de Morgiou, à environ 300 m après les blocs tombés, en direction de Sugiton) qui est, après la grotte Cosquer, la plus grande des grottes semi-immergées située dans nos calanques.

Après trois quarts d’heure de randonnée, nos naturalistes amateurs sont de retour, où ils participent aux remontage et gonflage des blocs.
Encore un samedi bien occupé !....
Page 84 sur 189