Une invitation qui nous honore
Carla Disanto, de l’école de plongée environnementale Septentrion, nous a sollicités pour participer à la 2ᵉ édition des Habitats qui comptent. Septentrion organise des collectes de données encadrées, selon des thématiques liées aux enjeux du réchauffement climatique. Les informations recueillies sont transmises à POLARIS, une plateforme de sciences participatives où les plongeurs citoyens contribuent à la recherche scientifique et aux mesures de gestion du milieu marin.
Cette année, Céline est notre coach, épaulée par Gisèle.
Session du matin – Les gorgones pourpres aux Pharillons
À 8h30, les 8 Morses volontaires (Céline, Gisèle, Miria, Martine, Sami, David, Gérard, Djamel) préparent leur bloc avant de rejoindre la terrasse pour le briefing de Céline.
Objectif scientifique
Étudier les gorgones pourpres entre 20 et 30 mètres :
- gorgones saines,
- gorgones mortes depuis longtemps et colonisées,
- gorgones mortes récemment.
Gorgone Pourpre saine
Gorgone Pourpre Morte Récemment
Gorgone morte anciennement (2022) et colonisée
Chaque binôme reçoit une plaquette et des crayons pour noter, et Céline organise les palanquées afin qu’elles évoluent en parallèle, espacées de quelques mètres en profondeur.


Résultats du matin
- À 30–35 m : les gorgones pourpres se portent plutôt bien. Quelques traces de mortalité ancienne, probablement 2022.
- À 20–25 m : davantage de mortalité ancienne (toujours 2022), et 20 à 30 % de gorgones saines.
- Bonne nouvelle : aucune mortalité récente observée sur le site.
Un constat encourageant pour ce joyau des Pharillons.

Pendant ce temps, Luc, qui ne peut pas plonger en raison de sa côte cassée, s’est dévoué pour assister à la réunion et récupérer les tee‑shirts à la Marina Florence Arthaud, avant de nous rejoindre sur le quai.

Philipe Duvet et un ancien Morse Cyril Fauriat du CNPRS


L'équipe de choc


Session de l’après‑midi – Les gorgones jaunes à la Grotte Arc‑en‑Ciel
L’après‑midi, ils ne sont plus que 4 à poursuivre l’étude, cette fois sur les gorgones jaunes, dans le secteur magique de la Grotte Arc‑en‑Ciel.


Entre bonheur et lucidité
Nous sommes heureux, en tant que passionnés de plongée et amoureux de ce joyau marin, de contribuer à ce type de mission. C’est un bonheur immense de constater que la beauté sous‑marine se porte bien, et un pincement au cœur de voir les dégradations liées au climat.
Mais chaque donnée collectée, chaque observation, chaque plongée utile rapproche la science d’une meilleure compréhension… et nous, d’une mer mieux protégée.