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Par cet article je m’adresse à tous les adhérents et responsables de notre section plongée.
Mesdames, Messieurs, hier soir jeudi 21 juin nous avions un CA de MSLC à notre base de callelongue, quelle fut ma surprise à mon arrivée :
Alors je vous demande un peu de responsabilité pour notre bien être, car l’hygiène c’est notre santé.

Bravo pour les Clermontois qui eux laissent les locaux propre.
Chers Morses j’espère qu’à l’avenir vous n’oublierez pas de faire votre vaisselle nettoyer les plaques de cuissons, passer un coup de balais, vider les poubelles, car elles restent encore à vider aujourd’hui, etc.
Ce matin du 16 juin, après un mois de mai et un début juin dont la météo n’était pas très favorable.
Pour ce premier samedi où le temps et la mer étaient de la partie, une palanquée féminine composé de 6 plongeuses, était présente sur notre embarcation le "SuscleII" en compagnie de 11 morses, direction "Caramassaigne" à la pointe de l'île de riou face du grand conglue.
Ce site de plongée, présente l'énorme avantage de pouvoir y faire tremper des petits niveaux ou des plongeurs avertis, les plongées de 12 à 60 m sont accessibles sans trop palmer et à toutes les profondeurs les fonds sont d'une beauté exceptionnelle.
De retour au club et après un repas convivial pris ensemble sur notre terrasse, l’après midi était consacrée aux baptêmes de plongée.
Baptêmes de plongée.
Quatre baptêmes au programme, pour les moniteurs bénévoles des morses du bout du monde: de 11 ans pour la plus jeune à 30 ans pour le plus âgé, tout cela dans la calanque du bout du monde: "Callelongue".
Après les avoir équipés de combinaisons de plongée, masques, palmes, ceintures de plomb, une explication leur a été donnée par le grand Philippe sur le déroulement de leur baptême, relayé par leur monitrice ou moniteur respectif: Sylvie et Laurence, Luc et Yan, pour les signes sous l’eau, la conduite à tenir, vidange de masque, La manœuvre de Valsalva, méthode pratiquée afin d'équilibrer les pressions dans l'oreille, entre l'extérieur et la trompe d'eustache. (Elle consiste alors à pincer le nez et à souffler doucement, bouche fermée), etc.
Les baptêmes ont été faits dans la calanque du bout du monde.
Nos quatre nouveaux baptisés : Lola, Hélène, Samuel et Alok ont reçu leur diplôme et peut-être de futurs plongeuses et plongeurs.

Pour les Morses, cela aurait pu paraître difficile de rendre hommage ou d’évoquer le souvenir de Denis Morand qui nous a quittés.
Comment honorer la mémoire de Denis, à travers un geste qui ait du sens, tout en restant simple et élégant ; un geste qui, en quelque sorte, facilite pour tous les membres du club le passage d’un passé avec ce moniteur à un futur sans.
Une plaque gravée commémorative, placée au pied de l’Ancre de Callelongue est le moyen trouvé pour faciliter ce passage. Elle témoigne aussi des liens de camaraderie qui nous unissaient.
« Il avait 63 ans et pouvait vivre encore 30 ans,
mais le destin cruel en a décidé autrement,
le fil de la vie s'est rompu désormais.
Depuis, nos sentiments sont attristés.
Sa mort nous laisse un goût amer,
et on a du mal à croire à son décès.
Mais personne ne pourra rien y faire,
il est parti à tout jamais. »
Cette plongée souvenir du samedi 9 mai 2018, invite - Jean-Claude, Luc et Frédéric à diriger leurs pensées vers Denis, décédé depuis presque trois mois.
La visibilité dans la calanque est pour ainsi dire nulle, Callelongue n’est pourtant pas un port normand baigné par la Manche.
Après avoir fait une remontée contrôlée, depuis un fond de 18 mètres jusqu’à la surface, pour mieux s’orienter et relever un cap à l’aide de la boussole de Frédéric, nos trois plongeurs du souvenir redescendent en direction de l’Ancre après quelques minutes de palmage.
Ils aperçoivent enfin le bloc de béton et son anneau, repère incontournable pour trouver (ou retrouver) l’Ancre de Gégène avec une telle visibilité.
Ils posent délicatement la plaque sur l’Ancre du Bout du monde, prennent quelques photos pour témoigner de ce moment de souvenir subaquatique, puis retour en direction du petit port de Callelongue.
Après 49 minutes de plongée et une profondeur de 24 mètres maximum, les voici de retour sur terre.
« Mes amis morses, ne m’appelez pas en disant le Défunt.
Mes amis morses, continuez à m’appeler par le prénom que m’ont donné mes parents. Car en vérité la mort n’est pas une fin.
La mort est le début d’une vie éternelle,
un pays où ne restent que les plus beaux sentiments. »
Texte : JC EUGENE & Frédéric ALLAIN
Photos : JC EUGENE, Luc TALASSINOS & Frédéric ALLAIN
En ce samedi 26 mai, branlebas de combat chez les morses du bout du monde.
Mise en place des palanquées des morses, qui seront sous l’eau et ceux qui seront sur le quai pour assurer la sécurité et récupérer les sacs de déchets ramenés par les plongeurs.
Jean Pierre et Marc équipés de caméra, ont eu pour mission de faire des images sur la chaine maire du port, son ancrage et les chaînes d’amarrage.
Anne, Patrick, Didier, Henri, Frédéric et Jean-Claude, départ en ligne, du glacis de mise à l’eau, pour ramasser : boites, bouteilles plastiques, bouteilles en verre, canettes, bouteilles aluminium, accus, piles, filtres de cigarette, etc.
Lucien et Bruno assurent la sécurité surface et la récupération des sacs de déchets ramenés par nos plongeurs.
Durant toute cette plongée nous avons ramassé quelques boîtes de jus de fruits, des bouteilles plastique, tuyaux, piles, ferrailles, boîites d’esques, beaucoup moins que les années précédentes.
Après 1 heure de plongée et une profondeur maximale de 16 mètres, nous voici de retour à notre base.

Nous avons pris le pôt de l’amitié avec les participants à cette opération : des cabanoniers, les membres du CIQ de "Callelongue/Marseilleveyre" ainsi que les plaisanciers du cercle nautique de Callelongue.

Nous avons également eu droit la visite du maire de Marseille: Mr Gaudin à la fin de la manifestation.
Cela faisait quelque temps que le compte à rebours avait commencé, mais ça y est, 21 avril, le grand jour est enfin arrivé. Lever à quatre heures du matin, dur, dur et direction Aéroport de Marseille-Provence pour 3 vols qui doivent nous amener Myriam, Nelson, Philippe et moi-même 24 heures plus tard agrémentées de huit heures de décalage horaire à San José del Cabo, point de départ de notre périple en passant par Madrid et Dallas. Petite inquiétude à propos des bagages qui devaient être récupérés initialement à Dallas avant une modification effectuée à Madrid par American Airlines pour assurer le suivi jusqu’à notre destination finale. Une petite méfiance nous incita tout de même à vérifier le tapis à Dallas où les bagages de Philippe et Myriam avaient été débarqués, le mien et celui de Nelson ayant suivi d’après les autorités aéroportuaires. Nous n’avons vraiment été rassurés qu’à San José del Cabo où tous les bagages étaient bien présents.
Récupération de la voiture de location, une Chevrolet Aveo (taille d’une Clio) dans laquelle, le loueur nous regarda ébahi charger les quatre sacs de plongée et bagages personnels et nous contorsionner pour réussir à nous installer dans le peu de place qui y restait. Heureusement, le trajet jusqu’à notre hôtel était court, une quinzaine de kilomètres. Le lendemain après une nuit réparatrice, direction Cabo San Lucas, première étape de notre circuit terrestre avant d’embarquer pour Socorro. Nous optons pour une petite balade en bateau pour aller voir l’Arco (arche), lieu touristique de la pointe sud de la basse Californie où les lions de mer ont établi leur villégiature, ils sont déjà très présents dans le port se prélassant sur les pontons et nageant entre les bateaux en quête d’un poisson distribué par un plaisancier.
Dans l’après-midi, direction La Paz à environ deux heures de route (un peu moins avec Nelson au volant). Le lendemain matin, nous avons rendez-vous à 8h15 dans un club local de plongée pour une sortie combinée otaries, requins-baleines en PMT. Après une heure de navigation, mise à l’eau dans une eau relativement fraiche (environ une vingtaine de degrés) et PMT pendant une heure avec les otaries. Très joueuses, elles aiment même se faire caresser tel un chat sur un canapé. Il faut tout de même avoir un œil vigilant sur le male régnant sur la colonie qui par moment nous manifeste son mécontentement par des cris rauques et une mise à l’eau démonstrative.


Déjeuner à midi sur plage paradisiaque où nous sommes seuls et retour l’après-midi dans les environs de la Paz pour nager avec les requins-baleines.
La mer de Cortes est la mer où la densité de requins-baleines est la plus importante au monde. Dans le golfe de La Paz sont recensés 100 fois plus de requins-baleines qu’à Ari Atoll aux Maldives. Cela permet à chaque bateau de suivre son requin-baleine et d’éviter de les effrayer avec un attroupement trop important. Il ne faut pas longtemps au pilote pour en repérer un. Le scénario est ensuite réglé comme du papier à musique: mise à l’eau alternée par groupes de quatre et 3 fois 5 minutes par groupe pour nager en compagnie du prince de La Paz.


Le lendemain matin départ Pour Cabo Pulmo, une région isolée de la basse Californie. Toute la zone est dans un parc national terrestre et maritime. Le trajet est court mais assez sinueux et les dix derniers kilomètres se font sur une piste. Nous restons coincés pendant trois heures par un camion ensablé et tombé en panne en voulant faire demi-tour. Nous arrivons tout de même avec un peu de retard à notre ecolodge. Il est trop tard pour aller se balader dans l’arrière-pays domaine des cactus, aussi nous optons pour une balade en PMT. Cabo Pulmo est le seul endroit de la mer de Cortes où on peut trouver des récifs coralliens. Sous l’eau le spectacle est impressionnant, dans un mètre d’eau on peut y rencontrer toute la faune tropicale. Le soir à l’apéro sur le front de mer, nous aurons même la chance de voir sauter une baleine.

Le lendemain après une petite balade terrestre où on pourra observer des pelicans en pêche, retour vers l’aéroport pour rendre notre voiture de location et effectuer notre transfert à Cabo San Lucas en récupérant au passage nos sacs de plongée laissés au premier hôtel.
Après avoir réglé les différentes formalités administratives, départ en soirée vers l’archipel des îles Revillagigedo appelé communément Socorro. Cet archipel volcanique au sud de la basse Californie est composé de 4 îles:

Les quatre îles inhabitées à l’exception de Socorro occupée par une cinquantaine de militaires sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2016.
Le premier jour est relativement venteux et nous plongerons sur un site abrité appelé le Canyon où nous effectuerons quatre plongées. Visibilité moyenne, nous verrons quelques mantas, requins divers (soyeux, galapagos, pointes blanches, marteaux) et la faune caractéristique des mers tropicales. Le clou de la journée sera sur la troisième plongée un magnifique banc de requins-marteaux (environ une cinquantaine qu’on a pu observer pendant quelques minutes.

Après 6 heures de navigation arrivée au petit matin le jour suivant à Roca Partida.
Ce site est souvent comparé à Wolf et Darwin aux Galapgos. Il consiste en un gros rocher posé sur un premier plateau volcanique à 80 mètres de fond qui descend ensuite jusqu’à 1500 m de profondeur. La mer bien que calmée par rapport à la veille est encore assez agitée et l’embarquement sur les pneumatiques de plongée est assez sportif. La visibilité est impressionnante, on voit le fond à 80 mètres au bas d’un tombant vertigineux comme s’il était à quelques mètres. Que dire de la faune, bancs monstrueux de carangues, requins pointes blanches entassés sur le balcon à vingt mètres, requins-soyeux, marteaux, galapagos, thons, etc, etc qui patrouillent en banc autour de l’ilot. Nous y ferons également quatre plongées.



Le lendemain nouveau changement de site direction l’île de Socorro. Nous n’y ferons que trois plongées, devant se soumettre au contrôle administratif effectué par les autorités militaires obligatoire pour tout bateau navigant dans l’archipel. Cela nous a surtout donné l’impression d’occuper les militaires dont apparemment c’est la seule activité. Ce site nous a un peu déçus. En effet à part des dauphins vus uniquement par le groupe de Philippe lors de la seconde plongée, le reste a été largement en dessous des autres sites. Seule, une manta nous permit de ne pas l’oublier. Cela nous donna l’occasion tout de même de récupérer du rythme intense des deux premiers jours. Malgré tout, le soir, une séance PMT de nuit au milieu des requins soyeux venait ajouter un peu de piquant à la journée.
Ensuite à nouveau navigation de nuit pour revenir à l’île San Benedicto sur le site du Boiler où nous resterons les deux derniers jours pour y faire également quatre plongées quotidiennes. Ce site doit son nom aux remous engendrés par une remontée jusqu’à quelques mètres de la surface depuis un fond de 45-50m où les vagues et la houle génèrent sur le haut de la remontée un effet de bouilloire. Pendant les deux jours, festival de mantas dans tous les sens, requins de toute sorte (galapagos, marteaux, soyeux, etc) et un requin tigre façon « body-buildé »,aperçu à plusieurs reprises sur le sable, sur 45 m. Vu son gabarit, la dizaine de mètres nous séparant apparut finalement comme un rempart de sécurité appréciable, le tout agrémenté également d’une plongée où se mêlèrent mantas et dauphins, spectacle inoubliable.


Le soir, petit concours de sélection des meilleures vidéo de chacun des participants. La vidéo gagnante a été celle d’un cassidaine mêlant mantas et dauphins. Ma vidéo, le banc de marteaux n’a pu être visionnée qu’après le vote à cause d’un problème technique lors du transfert entre les PC et reçut le prix spécial du jury. Départ ensuite dans la nuit pour retour à Cabo San Lucas pour à nouveau 26 heures de traversée avec un mer plus agitée qu’à aller qui cloua l’un d’entre nous dont je tairai le nom mais qui se reconnaitra aisément dans sa cabine pendant toute la traversée. Durant la nuit, Mirko, l’un des quatre webmasters monta un petit film des meilleures vidéos de chacun que nous nous ne manquerons pas de vous montrer.


Ces cinq de jours de plongée sur l’archipel de Revillagigedo et les quelques jours à terre resteront comme un moment unique, mais avec un rythme épuisant, c’est en effet la première croisière que je fais avec quatre plongées en journée, ce qui laisse très peu de temps de récupération entre le retour d’une plongée et le départ de la suivante. Et malgré la température de l’eau, 25-26 ° en moyenne, lors de la dernière plongée, la température nous sembla très fraiche et je pense qu’aucun de nous quatre aurait pu faire une journée de plus à ce rythme. Heureusement le jacousi nous permettait de nous détendre en fin de journée et de faciliter la récupération.
Il était temps ensuite de rentrer à la maison comme on dit chez nous. Seul Philippe qui ayant « égaré » sa carte d’immigration a dû effectuer une prolongation à l’aéroport de Mexico pour régler ses problèmes administratifs.
La croisière a été très francophone (19 participants sur 24 dont 17 français), ce qui est trèq rare dans cette région. Parmi les français, Marseille et ses environs était largement représenté, en effet, en plus des quatre Morses, participaient quatre plongeurs cassidains et deux ex-pensionnaires du club de Pertuis qui étaient déjà venus à Callelongue lors de leur plongée de Noël. Comme quoi, même à 10000 kilomètres de Marseille, notre club du bout du monde porte bien son nom.
Photos: Jean-Pierre Parcy, Myriam Melotto, Nleson Larrieu, collectif croisière
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