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27 novembre 2020

Aujourd’hui, 18 octobre 2020, notre randonnée démarre du col des Portes (631 mètres) situé sur les contreforts Nord de la montagne Sainte-Victoire. Il est dans les Bouches du Rhône, à la limite du Var, entre les villages de Vauvenargues et de Rians et Pourrières.

Nous empruntons un sentier balisé en rouge conduisant aux crêtes. Cet itinéraire permet d'atteindre le pic des Mouches et les crêtes orientales de Sainte-Victoire par un sentier assez facile, présentant peu de dénivelé : moins de 400 mètres.

Le sentier, étroit mais confortable, longe un petit vallon. Pendant un court moment, une petite falaise le borde. Puis se présente une montée un peu raide. Nous prenons le temps de souffler un peu et de tourner notre regard au Nord : devant nous, l'Adrech de la Citadelle avec son Oppidum ruiné (site protohistorique remontant à l'âge de fer, IIIème et IIème siècles avant JC).

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La montée se poursuit en s'adoucissant, alternant les zones ensoleillées ou boisées de chênes verts ou blancs, de buis, genévriers, pins d'Alep et pins Sylvestres.

Quand enfin nous sortons de la forêt pour arriver presque au sommet dégagé, nous sommes récompensés car la vue à 360° sur la Provence est exceptionnelle : au Sud Gardanne, la Chaîne de l’Etoile, l’Etang de Berre ; au Nord les Ecrins, le Pelvoux, les trois Evêchés, au Sud-Est la Sainte-Baume, au Nord-Est les Alpes

Peu après, nous atteignons le point culminant de la montagne, le Pic des Mouches, à 1011 mètres. Une girouette pour les parapentistes (que nous avons rencontrés au cours de la montée) et une table d’orientation nous signalent le sommet.

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Avant de repartir, nous cherchons, en contrebas de la crête dans le versant Nord, l’entrée du « garagaï de Cagoloup », un gouffre de près de quinze mètres de diamètre et profond d’autant, qui débouche sur deux puits verticaux de dix et vingt-cinq mètres de profondeur conduisant à une grande salle. Il s’agit d’un puits de dissolution dont la visite est réservée aux spéléologues.

La Sainte-Victoire, comme tous les massifs calcaires, possède ses "gouffres" impressionnants : l'eau de pluie sur le calcaire provoque une réaction chimique qui "dissout" la roche pour former des trous appelés « garagaï ». A cela, s'ajoute l'action mécanique du ruissellement. On en rencontre quelques uns sur la crête de la montagne.

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Il est maintenant l’heure de nous restaurer au soleil tout en profitant du panorama de la vallée de l'Arc aux sommets déjà enneigés des Alpes du sud.

Ensuite, nous entamons la descente sous les chênes verts par le GR9 qui nous conduit à l'Oratoire de Malivert (776m) qui marque un carrefour de pistes et de chemins.

Cet édifice est orienté vers l'Est. Il fut érigé au XVIIème siècle pour marquer le lieu où s'était réalisé un vœu, a priori fait au cours des grandes épidémies de peste noire en 1631 et 1720.Il était un point de rencontre pour les troupeaux en transhumance entre la Camargue et les Alpes.

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Derrière l'oratoire, un poteau indique, au Nord-ouest, le chemin à prendre. Nous empruntons une large piste assez monotone. La descente est facile, avec quelques parties ombragées. Heureusement que Patrick connaissait la randonnée car, sur notre gauche, le tracé bleu quitte la piste. Ce changement de direction est discrètement signalé par un petit cairn portant la balise bleue qu’aucun de nous n’avait remarqué.

Le sentier longe un court moment une clôture jusqu'à un portillon à franchir. La descente serpente entre les pins pour arriver devant une large piste balisée en bleue qui nous conduit, en décrivant quelques courbes, au parking du Puits d'Auzon où un petit sentier balisé en jaune, nous permet de rejoindre rapidement le Col des Portes.

Geneviève MARTIN

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