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28 octobre 2021

Camping à la réserve des éléphants (Hippopotames)

La réserve des éléphants, voilà un nom qui ferait rêver tout jeune européen qui débarquerait en Afrique pour la première fois. Je n’échappais pas à la règle. Aussi la proposition de Zé d’emprunter son zodiac l’espace d’un weekend pour aller par nous même remonter le rio Maputo était fort tentante. Bien qu’un peu inquiet à l’idée de naviguer sur des eaux inconnues, je montais une petite équipe avec mes deux amis parmi les plus intrépides : Lluis et Esteban.

Zé nous faisait entièrement confiance. Avec sa générosité, c’était bien là un des traits les plus attachants de son caractère. Notre maigre équipement de camping ne tarda pas à être réuni : une tente, une glacière avec de quoi faire un BBQ, une grille et une paire de jumelle pour l’essentiel. De bon matin pour un Samedi selon notre perception, nous étions au Maritimo pour la mise à l’eau. Mais c’était déjà un peu trop tard, du moins pour la marée qui n’attend personne. Le pneu qui ceinturait la balise juste à la sortie du Maritimo était déjà visible : c’est le signe habituel que les minutes pour rejoindre le large sont comptées. Il nous fallut pousser avec énergie le semi rigide dont l’étrave raclait déjà le fonds par endroit. Heureusement nous étions trois et nous pouvions compter sur l’aide de Zé et surtout du colosse de Miguel. Nous finîmes en traçant un sillon sur le fonds par atteindre, après plusieurs centaines de mètres, des profondeurs suffisantes. Ouf, le week-end était sauvé !

Après un adieu et de grands mercis à Zé et Miguel et les derniers conseils, je mis le cap prudemment vers l’autre côté de la baie pour une première escale : la péninsule de Santa Maria. La prise en main du bateau était plutôt facilitée par le beau temps. Nous ne tardâmes pas à trouver une plage d’où nous pouvions observer les silhouettes des immeubles de Maputo qui se découpaient sur l’horizon. C’était rassurant. Mais quel contraste entre ces gratte-ciels et cet plage sauvage, où deux mamans shangane trainaient un petit filet pour pêcher quelques crevettes.  

Tous occupés à boire le café de notre thermos et à tenter de repérer notre position sur la carte, nous n’avions pas remarqué que nos deux mamans s’étaient changées pour mettre leur plus belle capulana. Elles nous observaient sans oser nous aborder. Alors nous les invitâmes à partager notre café pour satisfaire notre curiosité et la leur. Ces dames étaient au final très volubiles sur leur pêche, leur vie au champ, les difficultés de préserver la récolte des singes qui venaient se servir à toute heure et plus encore des hippopotames, qui en l’espace d’une nuit pouvaient piétiner tout leur travail. Tout en regardant les immeubles de la ville de l’autre côté de la baie, je songeais avec amusement à quel point nous pouvions vivre si proche et avoir des préoccupations si éloignées.

***

Après avoir échangé nos philosophies de vie respectives et surtout T-shirt et casquette contre une portion de crevettes encore toutes frétillantes de vie, nous embarquâmes de nouveau avec cette fois comme intention d’embouquer et remonter le fleuve Maputo le plus loin possible.  Bordé de mangroves de chaque côté, il était large de plusieurs centaines de mètres au niveau de son embouchure. La seule trace humaine visible était un petit chalutier en bois bien fatigué qui laissait échapper une fumée noire, témoin de ses efforts pour chaluter la crevette, l’or rose de la baie.

Lluis était à la proue pour essayer de repérer les bancs de sable, vaine mission compte tenu de la couleur marron de l’eau. Esteban piquait un roupillon pendant que je pilotais tout sourire, m’imaginant l’espace d’un instant en Livingstone à la recherche des sources du Nil.  

Vers le milieu de l’après midi, nous vîmes une petite île au milieu du fleuve. L’idée nous pris de camper là, à la manière de Robinson Crusoë, seuls sur notre île. Elle disposait de nombreux arbres, et donc d’une belle ombre, ainsi que d’une large étendue d’herbe bien rase. L’endroit semblait idyllique pour établir un campement confortable.

L’accostage se révéla plus délicat que prévu : la marée était basse et il nous fallait éviter autant que possible la boue collante mélangée de vase pour atteindre la berge avec notre équipement de camping. Ce que nous fîmes tant bien que mal, au prix de beaucoup d’équilibrisme. Bientôt, la tente était montée, les premières bières sorties de la glacière, le feu préparé, le bateau solidement amarré pour la nuit. Nous avions même sorti la canne à pêche, même si les crevettes de nos deux mamans nous assuraient déjà d’un diner de roi.

Esteban se proposa d’aller compléter notre réserve de bois et d’explorer plus en détail notre petit royaume insulaire, mais nous étions déjà trop bien installés pour le suivre. A peine s’était-il éloigné que  nous le vîmes revenir en catastrophe : « Et les gars, j’ai vu des empreintes énormes, juste là ! ». Intrigués, nous décidâmes de nous lever pour le suivre. Effectivement, bien marquée dans la boue, il y avait là quantité d’empreinte d’environ 25 cm de diamètre, avec quatre doigts bien distincts. Nous repartîmes vers le camp tout en nous perdant en conjectures diverses sur l’animal à qui ses empruntes pouvaient bien appartenir …

Plus très rassurés, nous retrouvâmes rapidement notre feu de camp, le jour avançant. Et là, nous les vîmes tout autour du bouchon de notre canne à pêche, sortant la tête à tour de rôle pour nous observer, soufflant bruyamment par les narines, faisant tourner de toutes petites oreilles : la famille hippopotames au grand complet. Ni une, ni deux, nous décidâmes de lever le camp sans attendre. Nous avions tous en mémoire les histoires des anciens selon lesquelles les hippopotames sont les animaux les plus dangereux d’Afrique pour l’homme, surtout la nuit. Le plus gros prenait d’ailleurs un malin plaisir nous semblait-il à faire admirer l’intérieur de son énorme gueule et la taille impressionnantes de ses incisives.

Si le débarquement s’était fait plus ou moins proprement, l’embarquement précipité comprenait probablement autant de boue que d’équipement. Désemparés, le jour déclinant, nous nous mîmes en quête d’un nouveau campement. Heureusement la chance nous sourit rapidement en la personne d’un vieux pêcheur à la ligne sur la rive ouest.

« Bonjour Monsieur, vous pensez que l’on pourrait camper ici ? Vous êtes sûre qu’il n’y a pas d’hippopotames ? de crocodiles ? de mines anti-personnel ? »

« Non, non aucun problème. C’est sans danger ! »

« Vous savez, on vient de l’île juste en face. Il y a plein d’hippopotames. On a du s’enfuir. C’est pour cela que l’on vous pose toutes ces questions. »  

« Ah, oui, cette ile, c’est leur maison. Ils sortent de l’eau la nuit pour manger l’herbe. »

Eh oui, nous étions à peine à 50 kilomètres de nos maisons, totalement ingénus face aux dangers de la brousse. A qui d’autre viendrait l’idée de s’installer pour camper juste au milieu du garde manger de ces mastodontes ? L’espace d’un instant, nous nous sentîmes bien bêtes et bien fragiles. Le vieux allait en faire rigoler plus d’un de retour au village avec son histoire de Muzungus qui voulaient camper dans la gamelle des hippos. Quelle idée saugrenue s’il en est !

Mais rapidement, l’esprit d’aventure repris le dessus. Confortés par notre nouvelle installation, nous décidâmes de retourner faire un petit tour près de l’île pour mieux observer nos bruyants voisins. Les hippopotames ont en effet pour habitude de signaler régulièrement leur présence. Et croyez-moi, ils ont du coffre.

En dérive au milieu du fleuve, une bière à la main, à profiter du coucher de soleil, c’était l’instant magique. Les hippopotames toujours dans l’eau nous regardaient d’un œil méfiant. Les grands arbres attiraient de tous les points cardinaux des quantités incroyables d’oiseaux de toutes sortes : hérons blancs, ibis, cigognes à bec jaune, aigrettes, jabirus avec leur spectaculaire bec noir, rouge et jaune ... Ils convergeaient tous pour nicher la nuit à cet endroit bien précis, dont ils devaient apprécier sans nul doute, perchés sur leur arbre, la sécurité …  

Que dire de la douceur des nuits africaines, autour du feu de camp, à observer la voie lactée comme une évidence lumineuse en l’absence totale de lumière parasite ? D’une baguette, Lluis s’amusait à taper sur une bûche pour provoquer des gerbes d’étincelles qui s’enfuyaient vers le ciel pour disparaître au bout de quelques secondes. Nous avions enfin trouvé le temps de cuire nos crevettes dans la traditionnelle papillote d’aluminium aromatisée d’une goutte de pastis. Nous mesurions le temps passé à la hauteur des petits tas de carapaces qui s’amoncelaient devant nous.

***

Le lendemain dimanche, nous décidâmes d’explorer la réserve des éléphants à pieds sur l’autre rive. Le premier objectif était de ne pas se perdre, le second était de rejoindre une hypothétique lagune que nous avions repérée sur la carte. A proximité des berges du fleuve, il y avait de grandes étendues de boue séchée. Au moins, nous y voyons de loin. Et il était possible d’observer les traces à défaut des animaux eux-mêmes. Des hippopotames bien sûr, mais aussi pour notre plus grand plaisir celles du passage d’un éléphant solitaire. Il y avait donc bien des éléphants dans la réserve, ce n’était pas juste un nom ou une légende. Au moins l’un d’entre eux avait réchappé à la guerre civile, observions nous avec allégresse.  

La fin du week-end approchait. C’était déjà le moment de prendre le chemin du retour. Nous levâmes le camp pour entreprendre la descente du fleuve. Le fier zodiac rouge et jaune avait perdu de sa superbe, couvert de boue qu’il était. Mais le plus inquiétant était la fuite d’air sur le boudin bâbord, qui ne faisait qu’empirer une fois passer l’embouchure. Les vagues de la baie levées par les thermiques de l’après midi qu’il fallait affronter étaient sans pitié. Le flotteur gauche était bientôt complètement vide de son air. Il pendait lamentablement tout juste tenu par la coque de fibre. Nous étions contents d’arrivés sauf au club maritimo  sur le reste de boudin. Et nous étions surtout honteux de l’état dans lequel nous ramenions à Zé son bateau. Mais fidèle à lui-même, il nous félicita pour nos aventures et nous rassura sur la facilité avec laquelle il remettrait en état le Pescador.

Samedi 17 septembre avec mon Guiton on plongeait sur les Pierres Tombées, un très joli site où la faune prolifère.

Guy était en ambiance et moi en macro.

Francois qui était en palanqué avec Florence, nous a montré une belle murène pas farouche qui s'est laissée flasher par plusieurs photographes  sans broncher. Merci madame la Murène.

Photos de Guy,

Moi, devant un gros chapon

Guy guy1

Photos de Martine

La fameuse murène pas du tout farouche

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Après une première période de bons et loyaux services, le MORSE demande maintenant plusieurs interventions de maintenance.

C'est sous la houlette de Jean-Pierre BARRAT, qui veille jalousement sur les débuts maritimes du nouveau bateau fabriqué sur mesures pour répondre à nos besoins, qu'une délégation de Vieilles Palmes (François, Pierre et les deux Fred) prend à sa charge :
- le lessivage de l'embarcation, 
- l'application d'un produit antifouling sur l'embase du moteur,
- la pose de chaussettes en lieu et place des clapets d'origine,
- le repositionnement de manilles sur le boudin pneumatique,
- le relevé de différentes anomalies afin de faire jouer la garantie constructeur.

L'étape suivante relève d'un professionnel : la révision du moteur.

Merci à ces Morses qui font preuve de disponibilité et d'esprit d'équipe.
Frédéric ALLAIN
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Mercredi 1er septembre en début de soirée, je peins deux tasseaux en sapin du Nord apportés au club vers 16 heures par Pierre. On les repère bien sur les photos ....

Jeudi matin 2 septembre vers 8 heures, Fred Chupin, Pierre et moi-même démarrons le chantier "la pose du bloc-porte", acheté le 18 août à Brico dépôt.

Port 1 Porte 2

Porte 3 Porte 4 100 5544

Vers 10 heures, arrivée de Lucien qui vient lui, s'occuper du chantier  de la comptabilité plongée : la prise de tête commence accompagnée de commentaires qui caractérisent notre président d'honneur et nous rassure sur sa bonne forme ....

Lucien 2 Lucien p

Vers 11 heures 30, venue de Jean-Pierre notre trésorier MSLC qui s'essaie à la diplomatie et s'efforce de maintenir un dialogue constructif avec son honorable correspondant de la section plongée.

Après l'effort, le réconfort : Pierre le popotier prépare des pâtes à l'italienne qui régalent les compagnons du devoir option "constructeur bois".

Jeudi  9 septembre, des travaux de finition sont prévus avecPierre et Fred Chupin  : pose de deux targettes, étanchéité, etc.

Puis, les finitions de peinture en bleu lavande amélioreront le charme provençal du cabanon des Morses.

A l'intérieur, une porte coulissante posée en applique est programmée, un radiateur électrique sera déplacé .....

Texte : ALLAIN Frédéric 

 

Catastrophe !

J’étais persuadé pourtant que tout s’annonçait pour le mieux ce samedi à 6h45. Temps magnifique, mer lisse comme un miroir. La température de l’eau en ce début septembre était bien remontée, elle était au plus haut. La nuit au vieux port sur le voilier avait été plutôt calme, du moins j’avais très bien dormi.  Mais cinq minutes ne s’était pas écoulés, le café n’avait même pas eu le temps de grimper à l’étage supérieur de la cafetière italienne que Jean Claude m’appelait comme convenu pour me signaler qu’il partait de chez lui :

« Je n’ai pas dormi de la nuit ! »

Catastrophe donc, Jean Claude l’âme du club, le dernier survivant des âges du détendeur mistral, de la bouée fenzy et des tirettes pour passer la réserve, avait mal dormi ! Impossible d’en savoir plus, il avait déjà raccroché. Je mettais donc le minuteur en route. Vingt minutes pour avaler un café, deux tartines, préparer le sac et le pique-nique, passer par les toilettes et courir comme un dératé jusqu’à l’entrée du palais du Pharo. Il allait falloir s’activer sérieusement, alors tant pis pour les toilettes …

J’étais à peine arrivé que Jean Claude m’appelait une seconde fois au téléphone :

« Tu es où ? J’ai mal dormi ! »

J’étais pourtant juste cinquante mètres devant lui, tout essoufflé et, pour rester poli, l’estomac lourd et noué. Mais il ne m’avait pas vu. C’était donc vrai, il n’avait pas l’air d’avoir les yeux en face des trous. Je grimpais dans la voiture.

« Tu sais, je n’ai pas dormi de la nuit ! »

Mon ami Jean Claude plein de bienveillance, qui venait une fois de plus me chercher pour m’amener plonger au club le samedi, était si perturbé qu’il en avait perdu le sommeil. La tripe remplie, les tartines englouties de travers et la glotte brûlée par le café, je commençais moi aussi à me demander si j’avais bien dormi … J’essayais de le conforter en lui disant que j’aurais bien aimé arrivé à son grand âge avant de connaitre les affres des insomnies. Mais rien à faire. Il avait mal dormi comme il le répétait à tout les plongeurs qui arrivaient.

Heureusement, cela ne dura pas bien longtemps. Laurence déboula débordante d’énergie pour prendre les choses en main, distribuer les tâches à chacun et commencer à charrier le matériel du bateau des deux mains, comme si elle était une armoire à glace de deux mètres de haut.

Je retrouvais aussi plein de vieilles têtes, ainsi que des nouvelles têtes parisiennes fort sympathiques fraichement débarquées de la capitale. Dont une à qui Jean Claude racontait la blague de l’indien … rassurez-vous, je ne vais pas la raconter car je sais que vous la connaissez par cœur. Mais si ce n’est pas le cas, signalez-vous à Jean Claude, il se fera un plaisir de vous la raconter…  Devant ces grands gestes et ces éclats de voix, j’étais enfin rassuré ! Jean Claude avait oublié sa nuit et j’avais trouvé la clé des toilettes. Ouf. Tout semblait renter dans l’ordre.

De plus Luc nous avait trouvé une occupation ludique pour animer la journée : nous allions compter les mérous ! Il entama une généreuse distribution de T-shirt tout en répartissant consignes, ardoises et crayons à chacun. Puis, ce fut le grand moment de la photo de groupe. Il y avait une atmosphère de rentrée des classes comme il se doit en ce début de septembre. Je songeais que pour un peu on se serait cru à la Pastorale, comme disent les Marseillais. Luc et Laurence faisaient de leur mieux pour organiser les groupes.

« Le premier à la profondeur de cinq mètres, le second à 10 mètres, puis 15 mètres puis 20 mètres. Vous restez sur votre ligne de profondeur et vous notez le nombre et le temps depuis l’immersion, et la taille bien entendue. Nous avons le secteur de l’Impérial de terre à Caramassaigne. »

« Et si nous ne sommes que trois dans la palanquée ? »

Pauvres Luc et Laurence, je sentais que leur patience serait mise à rude épreuve encore une fois devant le manque de discipline de cette classe turbulente, plus motivée par la plongée que par le calcul … Plusieurs fanfarons se signalaient déjà :

« Moi, j’ai pas besoin d’ardoise, j’ai une mémoire d’éléphant ! »

« Mon crayon n’est pas taillé, j’ai cassé la mine. »

Enfin comme toujours, tout finit par se résoudre et la joyeuse troupe des morses entama son laborieux périples vers le point de départ, tout sourire pour cette sortie dans l’archipel de Riou. Je retrouvais avec un bonheur certain ces magnifiques paysages calcaires, cette eau transparente et même un courant portant à l’approche de la pointe Est de Riou. Et les mérous de méditerranée.

Laurence avait prévenu :

« Dans ma palanquée, je ne prends que des plongeurs qui aiment palmer et ne respirent pas. Pour une fois que l’on fait une dérivante. »

Le programme me convenait. J’adore les plongées où l’on nage, l’exercice, le courant qui vous emporte, palmer pour parcourir du chemin, explorer … Je devinais que Laurence ne s’arrêterait pas avant le Petit Congloué. Mais j’avoue que pour moi la reprise était rude. Ce n’est ni du fait des taquineries sur mon masque constellé d’algues encroutées ou d’un mauvais plombage lié à un équipement nouveau. Mon masque marche parfaitement sans faire de buée et une simple pierre suffit à résoudre le problème de flottabilité. Non, quand mes camarades comptaient avec soin sur leur ardoise, je gardais l’œil dans le bleu comme le mauvais élève du fond de la classe à la recherche de …

J’ai même eu un shot d’adrénaline quand mon binôme mis sa main en crête sur la tête. Un requin ! A Callelongue, serait-ce Dieu possible ? Je n’en ai jamais vu en quarante ans de plongées en méditerranée. J’appris à la sortie que c’était un nouveau signe apparu ces dernières années désignant les Corbs …

Heureusement l’heure de l’apéritif était arrivée. Quelques pièces dans la tirelire pour le Pastis et je me remis dans l’ambiance qui s’échauffait comme d’habitude dans la petite cuisine. La leçon d’arithmétique appliquée aux Mérous reprenait sous la direction consciencieuse de Luc. Un grand coup de chapeau car ce n’était pas facile entre les rondelles de tomates variées de son jardin, les anchois marinés au citron et le niveau de la bouteille de Pastis qui descendait régulièrement. Le volume sonore atteignit son paroxysme dans des surenchères toutes marseillaises, et pas que dans l’accent :

« J’ai compté six mérous entre vingt centimètres et cinquante. »

« Ah ben moi, j’en ai vu huit, dont un tout blanc. Je ne sais pas si c’était un mérou. »

« Tu sais, il change de couleur à la reproduction. Le blanc, il a dû flasher sur toi ! »

« Le plus gros que j’ai vu il faisait bien un mètre cinquante !! »

 « Vous avez oublié de regarder dans les trous, moi j’en ai compté quinze ! »

« Oh, toi tu comptais les castagnoles, pas les mérous ! »

Au grand soulagement de Luc, la bouteille finit par se vider. Cela lui permis péniblement de ramasser les ardoises de chacun et d’établir dans la sueur un comptage à remettre au Parc des Calanques. Chercher à appliquer une rigueur toute scientifique à Callelongue chez les Morses, c’est une sacrée ambition. Il y avait sûrement des bons élèves (qu’ils me pardonnent), et je n’ai sans doute entendu que les cancres. Mais rassure toi Luc, nous sommes prêts à faire tout ce que tu nous demanderas. Même à voir « en une seule plongée quarante mérous gros comme des Baleines » !.

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Jean Claude Eugène

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Avec Eric Porche photographe de la Comission Audio Visuelle, nous étions à L'Y.C.P.R  les reporters sur terre et sous l'eau de la manifestation.

Un jouraliste de la Provence nous a pris en photo au moment de partir sur le Frioul.

Voici quelques images prises ce jour là.

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Martine Malègue

 

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