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17 août 2022

Pour ce samedi 13 août j'ai fait équipe avec Jean pierre B, un photographe jardinier.

Nous sommes allé plongée sur le jardin de Neptune (celui de Riou) au bout de 60 minutes et une profondeur maximale de 25 mètres, nous y avons croisé : Mérous, Sars, Chapons, Mostelle, un banc de Rougets de belle taille, etc. tout cela dans une eau plus ou moins chargée , une température moyenne de 21°

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Notre sortie de l'eau n'a pas été une simple affaire, la houle s'étant amplifiée, nous remuait de tous les cotés.

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Encore une belle plongée à marquer dans mes annales.

A bientôt pour une prochaine.

Après 60 minutes d'immersion aux Moyadons, à de 25 mètres de profondeur,  Guy le photographe et moi le cinéaste avons fait une découverte : un Congre vorace et de plus borgne. Il y avait aussi beaucoup de mérous, corbs , chapons, etc.

Une belle plongée dans une eau à 17° avec une visibilité moyenne.

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Une bonne plongée.

Images : Guy et Jean Claude

Adieu l’Afrique

Aujourd’hui trente ans ont passés. Mais je me souviens comme si c’était hier du moment où j’ai pris ma place dans l’avion pour le retour en France. Mon cœur était serré, presque douloureux dans ma poitrine. J’avais choisi de revenir et j’étais persuadé d’avoir fait le mauvais choix. Je me revois seul, coincé au milieu de centaine de passagers, prisonnier de la carlingue, condamné à laisser dernière moi une vie d’aventures pour la sécurité d’un travail dans un bureau parisien.

Il me semblait laisser derrière moi une ville aérée et arborée, tournée vers une baie si tranquille et agréable. Un mode de vie le plus souvent empli de douceur, mais avec ce qu’il fallait aussi d’énergie, de musique et de couleur pour animer des nuits de fête. Terminées les attentions de Dona Gina pour le pacha dans son palais africains. Fini l’insouciance de la jeunesse que l’on promenait de bars en discothèques dans la douce fraîcheur des soirées de la capitale. 

J’abandonnais également mes amis LLuis, Esteban et nombre de camarades. Je ne reverrais plus mes amies, Melessina la première et aussi toutes les autres. Aurais-je dû me marier ? Fonder un foyer ici, au Mozambique ? Qu’auraient pensé mes parents d’un choix aussi radical ? Un choix que beaucoup de mes amis ont pourtant fait pour leur plus grand bonheur.

Hervé m’avait offert un poste de directeur financier dans sa ferme de crevette. Le titre un peu ronflant pour mon âge aurait peut être pu convaincre mes parents. Je voyais surtout pour ma part l’écloserie située sur une des plus belles plages de la province de Nampula.

Il faut savoir que les crevettes sauvages se reproduisent en haute mer dans une eau qui doit être d’une grande limpidité. Leurs œufs produisent des larves qui grandissent en se nourrissant d’algues. Ces dernières passent par divers stades avant de remonter les fleuves, pour aller se cacher dans la mangrove puis grossir jusqu’à devenir adulte. En âge de se reproduire, elles prennent le chemin inverse pour retrouver la haute mer. Le cycle est bouclé.

Pour l’élevage, il faut impérativement deux sites. Une écloserie avec un accès à une eau de mer de qualité. Et des bassins de grossissement localisés dans des zones de mangrove. La reproduction des larves se fait dans l’écloserie. Ces dernières sont ensuite semées comme des graines dans les bassins et engraissées avant la récolte finale.

Je rêvais pour ma part des voyages en avionnette pour transporter le plus rapidement possible les glacières de larves vers les bassins de grossissement, situés en marge du fleuve face à Quelimane dans la province de Zambézie. Sillonné l’Afrique en Cessna, ce n’aurait pas été un beau métier ?

Choisir, c’est renoncer. Certes, mais c’était dur. Très dur. J’étais parti il y a un an en faisant la fête avec mes amis français au son de la chanson des Specials « This is the dawning of a new era ! ». Je me retrouvai un an plus tard, riche d’aventures oui, mais au fond du trou. Avais-je tourné le dos à mon destin ? 

J’avais fait promettre à Zé Pescador de garder le contact, de continuer à me nourrir de ses aventures maritimes et aussi toutes celles des amis du Maritimo. Il avait bien entendu dit oui. Mais je n’y croyais pas. Une aventure, c’est fait pour être vécue avant d’être racontée. Et je savais pertinemment que Zé avait tant de projets à réaliser. Oui, le temps de l’aventure s’éloignait inexorablement, aussi vite que l’avion qui m’emmenait de l’Afrique vers l’Europe, de l’insouciance vers les responsabilités, de la jeunesse vers l’âge de raison.

Saudade.   

Le Jeudi 28 Juillet le club a reçu nos deux Presidents ; Jean Claude Jonac pour la Region SUD et Philippe Duvet pour le Codep 13

Une plongée le matin sur le Jardin de Riou, ensuite le traditionnel apéro et repas dumidi où nous avons pu échanger avec nos responsables fédéraux. 

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Vendredi 22 et samedi 23 juillet, c'est la reprise plongée pour moi avec un arrêt de 5 mois.

Enfin à la deuxième tentative de greffe de cornée elle a enfin pris.

Donc vendredi matin avec Mario nous retrouvons les copains au club. Nous ne sommes pas très nombreux et c’est parfait pour se remettre à l’eau.

Départ à 9h,  sous l’œil bienveillant de Fred Allain qui demande où on veut aller ?

Réponse de Guy :

_ Ce n’est pas la peine d’aller à Mostagaden Les Bains.

Fred renchérit :

_ Tu as raison pas besoin d’aller mouiller au « Trou Perdu Les Bains De Pieds ».

Finalement on va  sur le site des Moyades, évidemment je me mets à l’eau avec mon binôme attitré « Mon Guitou », qui prend soin de moi, et me donne avant l’immersion quelques conseils

_ Martine, d’abord les sensations plongée et la photo vient après, Ok !

A peine immergés,  il y a les bancs de sars, 3 énormes loups,  deux mérous, brefs les sensations plongées sont là ainsi que l’émerveillement. Comme on est bien sous l’eau ! D’autant que la température  est à 22°

Photos Martine.

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Photos de Guy

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Nous partons faire le tour de l’îlot, en faisant la rencontre de mérous, dentis, corbs, chapons, sans compter les bancs de sars, de saupes, d’anchois, ça foisonne de tous les coté, au-dessus,   en dessous,  à droite, à gauche. Dommage , il y a aussi le banc des plongeurs et pour prendre les photos c’est un peu compliqué de les éviter.

Photos Martine

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Je remonte sur le bateau et je suis obligée de me frotter les yeux y compris le malade pour réaliser que je viens de faire une plongée de folie.

Pour une reprise c’est un festival, que dis-je,  un feu d’artifice !

Quel bonheur !

Le lendemain je remets ça, autant en profiter et j’ai du retard, alors fonçons !

Donc, Samedi,  nous partons à Caramassaigne, nous sommes beaucoup plus nombreux,  je suis avec les photographes  Guitou et Laurent.

A la mise à l’eau mon détendeur principal fuit, c’est le joint du flexible qui vient de péter. Je suis fanée et en colère, mes détendeurs sortent de révision.

Je décide néanmoins avec l’accord  de mes coéquipiers  de  plonger en bien gérant la plongée, Laurent estime 25 minutes d’immersion.  A 100 bars au bout de 28 minutes je les préviens et on retourne ensemble au bateau. Moi je remonte et eux vont poursuivre leur plongée aux abords du bateau  où ils vont trouver des limaces à photographier.

Photo de Guy

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Photos de Laurent

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Moi j’ai eu le temps de faire une belle photo d’un chapon pas du tout farouche.

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En rentrant François me changera le joint du flexible et c’est reparti pour d’autres plongées. Yesss !

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