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25 février 2024

Cette première randonnée de l’année se fait par un temps couvert et une température de 4°. C’est un peu normal pour la saison… Heureusement que le rendez-vous était fixé à 10h00!

Nous démarrons notre randonnée en empruntant un ancien sentier botanique dont quelques panneaux résistent vaillamment au temps. La piste sur laquelle nous marchons nous offre une belle vue sur Ventabren, puis Eguilles avec en premier plan le viaduc de la ligne du TGV et enfin la Sainte Victoire.

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Après être passés sur un pont qui enjambe la ligne TGV, nous rejoignons les bords du canal de Marseille que nous allons longer sur un bon kilomètre avant de passer cette fois sous la voie TGV. Notre randonnée se poursuit sur un chemin qui suit le canal de Marseille, s’écarte dans la colline pour revenir le long du canal et ainsi de suite.

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Nous passons une barrière, montons vers le Sud pour arriver à l’entrée d’un oppidum. Ce site d’habitat perché est un village fortifié celto-ligure dont les premières traces d’occupation remontent au 3ème siècle avant notre ère. Des fouilles archéologiques entreprises entre 1975 et 1985 ont mis à jour des objets qui sont exposés au musée archéologique de Ventabren.

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En suivant des murets nous atteignons une falaise qui n’est sécurisée que par une rambarde en bois. L’aqueduc se révèle à nous. Cet ouvrage a été édifié entre 1841 et 1847. D’une architecture largement inspirée par l’antique Pont du Gard, il est deux fois plus haut que ce dernier. Il s’agit du plus haut aqueduc en pierre du monde.

laqueduc_de_Roquefavour.jpg

Un petit peu d’histoire: à la suite de la sécheresse qu’a connue Marseille en 1833 et 1834, la construction d’un canal de 80 km de long amenant l’eau de la Durance à Marseille a été décidée. Pour franchir la rivière Arc, c’est le projet de pont aqueduc qui a été choisi. L’aqueduc de Roquefavour mesure 393 mètres de long et 82,65 mètres de hauteur. Il franchit la vallée de l’Arc, enjambant à la fois la rivière, la route d’Aix en Provence à Berre et la voie ferrée Aix-Rognac.

Pour le retour nous empruntons des pistes plus larges qui sillonnent le plateau du Grand Arbois et nous ramènent sur le plateau où nous avions stationné nos véhicules.

Cette première randonnée de l’année, d’une difficulté moyenne nous a permis de parcourir douze kilomètres en cinq heures, pause déjeuner comprise.