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Ah, les amis, l’hiver n’est pas facile avec nous cette année. Et je ne parle pas des journées rouges qui se suivent, mais de ces journées noires qui ont vu nos amis Mika et Jean Mi vider leur dernière bouteille. D’air ? De pastis ? Que l’on aurait bien aimé sécher avec eux encore l’une ou l’autre. Inutile d’être facétieux. C’est la tristesse qui nous accable.


Quand je suis arrivé il y a vingt ans au club, c’était parmi mes binômes les plus fidèles. Mais bien entendu, cela allait beaucoup plus loin que la plongée, comme toujours à Callelongue. Les immersions n’ont jamais été qu’un prétexte bien commode pour se retrouver. Je décrivais à l’époque les morses comme le club où l’on venait les palmes sous un bras et la côtelette de porc sous l’autre. J’étais si heureux en tant que nouveau marseillais d’avoir pu être adopté par cette famille au parler si chantant et si fleuri.
« Temps de merde, aujourd’hui. Temps de merde ! »
Je comprenais bien le sens de chacun des mots, mais celui de la phrase m’échappait. Il faut dire que le soleil était radieux pour un mois de février, le ciel limpide, sans un nuage à l’horizon ... Que l’on était bien, à l’abri du mistral sur notre terrasse surplombant le petit port désert de Callelongue. Jean-Mi nous avait amené quelques kilos de tellines ou autres douceurs pour l’apéro. J’entamais avec lui une énième discussion sur le fait qu’un bon repas demandait quand même quelques moyens pécuniaires. Ce qu’il niait farouchement. Mais bon, c’était le plaisir un peu perfide de le provoquer pour l’inciter à empoigner le manche d’une casserole. Qu’il me pardonne.
C’était aussi le bon temps des bouillabaisses. Avec ou sans tomate ? Et oui, la tomate est arrivée bien après la bouillabaisse, apprenions nous religieusement sous la direction de notre Chef cuisto. La brigade était toujours prête, avec Mika en tête. Pas forcément le plus discipliné, ni le plus sage, mais sans aucun doute doute le plus costaud pour la maniement de la gargantuesque moulinette, héritage familial dont Jean Mi nous avait fait don. Moi, je me régalais des mots : «salamandre», «chinois» pour les instruments «favouille», «fiélasse» pour les ingrédients. Tous à l’école du Chef !


Bon, personne ne va se mentir. L’assiduité était surtout à la hauteur de la qualité de l’assiette. Et on les aime bien creuse à Callelongue, car les Morses ont de l’appétit. Mais la générosité de nos amis persistera. Les jours rouges ou noirs vont bien finir par se terminer. Le mistral tombera sans mettre fin au soleil. Ne désespérons pas de manger à nouveau une de ces fabuleuses bouillabaisses d’anthologie. Après tout Jean-Mi nous a laissé la recette dans un livre auquel tout le club avait participé. Et qui d’entre nous se désisterait, même si pour cela il faudrait une nouvelle fois suivre Belzébuth au diable Vauvert !
Rémi Fritsch
Dès son arrivée, Laurence s’est attaquée avec entrain à la mise en beauté de sa bouteille fraîchement achetée à notre Lucien : une couche de blanc impeccable pour commencer une nouvelle vie.
Peu après, Gisèle a fait une entrée remarquée : arrivée à vélo sous une pluie battante, trempée de la tête aux pieds. Résultat : pendaison express de son pantalon et séchage au sèche‑cheveux pour pouvoir repartir décemment équipée.
Laurence, infatigable, a ensuite entrepris de nettoyer la partie congélateur du frigo.
Pendant ce temps, Djamel repeignait lui aussi son bloc, tandis qu’Olivia s’occupait d’effacer les traces de rouille sur le parquet de la cuisine et de la salle de réunion.
Peu après, Gisèle a fait une entrée remarquée : arrivée à vélo sous une pluie battante, trempée de la tête aux pieds. Résultat : pendaison express de son pantalon et séchage au sèche‑cheveux pour pouvoir repartir décemment équipée.
Laurence a nettoyé la partie congélateur du frigo.
Pendant ce temps, Djamel repeignait lui aussi son bloc, tandis qu’Olivia s’occupait d’effacer les traces de rouille sur le parquet de la cuisine et de la salle de réunion.
Et pendant que certains maniaient pinceaux et chiffons, trois courageux Morses, Gisèle, Céline et Vadim, ont bravé la fine pluie et le vent d’est pour aller plonger dans la calanque. Une plongée digne des plus motivés.
Ce matin, le mistral soufflait si fort qu’on aurait presque pu faire de la planche à voile… sans planche. La mer, quant à elle, présentait un état officiellement qualifié de « démontée » dès 9 heures, de niveau 4 sur l’échelle du « aujourd’hui on ne plonge pas », probablement pour nous rappeler qui commande vraiment dans la région.
Henri est arrivé avec les bidons d’essence, tel un héros discret mais indispensable, un peu comme Batman… mais en plus utile pour le compresseur.
Pendant ce temps, Giselle et Jean‑Claude ont affronté le lave‑vaisselle. Vidange, rangement, tri… un véritable marathon ménager. On peut officiellement dire qu’ils ont dompté la bête.
En cuisine, la préparation de la sauce bolognaise battait son plein. Sandrine avait apporté les pâtes, les apéritifs, et probablement aussi la bonne humeur générale.
Bref, une femme multitâche, version club.
Pendant que ça mijotait, Marc et Jean‑Pierre réalisaient les TIV des blocs. Un travail sérieux, précis, méticuleux… Heureusement qu’ils ne faisaient pas la bolognaise, sinon on aurait fini avec des pâtes certifiées TIV.
Quand l’heure du repas a sonné, nous sommes passés à table avec l’efficacité d’une équipe de commando affamée. Au menu : les pâtes bolognaises, et le hachis parmentier de Martine, qui a fait l’unanimité. Certains ont même envisagé de repasser pour une deuxième assiette… par pure conscience professionnelle, évidemment.
Le repas s’est terminé par un panettone et un café, histoire de conclure cette matinée comme il se doit : le ventre plein, le sourire large, et la conviction que, décidément, on sait vivre au club.

Le collectif Plongée de Marseille Sports Loisirs Culture vous souhaite
une excellente année 2026 !
Qu’elle vous apporte santé, énergie, et surtout… assez de souffle pour remonter sans ressembler à une bouée de détresse.
Que vos palmes ne se perdent pas, que vos masques ne s’embuent qu’en présence de poissons particulièrement séduisants, et que vos combinaisons néoprène restent… disons… coopératives après les repas de fête.
À très vite sous l’eau pour de nouvelles aventures, des bulles, et quelques fous rires garantis.
Bonne année à tous et à très bientôt
Ce samedi de l’Avent, Callelongue s’est réveillé sous un ciel clair, prêt à accueillir une nouvelle aventure signée MSLC.
À 8h30, les premiers Morses étaient déjà sur le pont ou plutôt sur la berge, équipés, motivés et souriants malgré une eau à 15 °C qui, disons-le, ne pardonne qu’aux plus courageux.
Huit plongeurs ; Gisèle, Martine, Henri, Luc, Djamel, Vadim, Mario et Guy ont ainsi ouvert la journée par une immersion aussi fraîche que revigorante. Pendant qu’ils exploraient les fonds de Boulégeade, Claude, fidèle au poste, s’attaquait à une mission d’importance stratégique : l’ouverture des huîtres. Un travail de précision, mené avec le calme et l’efficacité d’un artisan de la mer.
Peu à peu, les autres adhérents sont arrivés, les bras chargés de plats, de boîtes, de paniers et de douceurs. Car ce samedi, c’était Noël « façon auberge espagnole » : chacun apporte un mets festif, et ensemble, on compose un banquet digne des plus belles tablées.
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Très vite, la magie a opéré. Vingt-deux Morses réunis autour d’une table généreuse, débordante de couleurs et de parfums : huîtres, crevettes, œufs de lump, toasts de foie gras, salade russe, entrées libanaises et une multitude de préparations maison. Le tout couronné par des gâteaux, du champagne, des chocolats et un café bienvenu.
Et comme souvent chez les Morses, le repas n’était que le début. Au moment du café, Serge a sorti sa guitare nommée Martine (petit clin d’œil à notre Martine du Club). Et en quelques secondes, la salle s’est transformée en scène improvisée où chacun a trouvé sa voix, juste ou pas, mais toujours enthousiaste.




Rires, chansons, complicité : l’esprit du club était là, entier, lumineux.
Le rangement s’est fait naturellement, dans la bonne humeur, comme une dernière chorégraphie collective avant de refermer cette parenthèse festive.
Une fois encore, les Morses ont prouvé que leur force ne réside pas seulement dans leur capacité à plonger… mais surtout dans leur manière d’être ensemble.
Jean Claude Eugène et Martine Malègue
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