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18 janvier 2018

Un copain photographe Ismael, ami de François, qui a fait le stage National au mois de juin au Frioul, et qui est tombé amoureux de la région décide pour pour ce grand week-end du 15 août de descendre de Paris pour nous retrouver .

Manque de bol, le mistral à soufflé pendant 4 jours et l'eau qui était à 26° est retombée à 14°.

Mais c'est mal connaître les marseillais, rien ne les arrête, à part le gros mistral et encore, il y a des solutions de repli.

Donc les festivités vont commencer!

Samedi 12 Août, la première plongée se fait à la Ciotat, car notre cher vent souffle encore.

Avec la fine équipe, Sylvain, Ismael, Flo notre organisatrice, moi et ma pépette Luc, on se retrouve à 10 heures.

L'immersion est assez surprenante, car l'eau est à 14°, « juste bonne pour un pastis sans glaçon » dit-on à Marseille . Mais que cela la tienne, nous y allons gaiement, et nous sommes récompensés, car nous voyons trois hippocampes, dont un d'une espèce différente.

Au bout de 1h30, littéralement congelés, nous nous attablons au restaurant au bord de la plage, pour régaler, le ventre après les yeux.

Caroline nous rejoint, regrettant sa grasse matinée lorsqu'elle apprend la découverte de nos chers petits copains.

Le moral est au beau fixe, les hippos, un cadre magnifique, la pietra, sardinade, gambas, moule frites, et le plus important l'amitié.

Nous nous quittons en sachant que demain c'est partie remise sur Marseille.

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Le 13 août, on se retrouve tous, plus tous nos autres copains photographes de la Commission Audiovisuelle, à la Madrague du Redon au club de l'Archipel.

Flo la président du CODEP, nous a organisé pour la deuxième fois, une sortie grand angle.

Pour 25€ , nous avons la plongée, le repas, et l'analyse d'images.

L'eau est toujours à 14°, avec une visibilité pourrie (Le mistral nous a remué notre méditerranée, mais est enfin tombé) et cette fois-ci direction les Moyades,

Nous ne voyons pas, les Corbs, ni les Barracudas, mais des Mérous à foison, Mostelles, Chapons, Dentis, Dorades royales, et surprise la Badèche (sorte de mérous rayé).

Une fois de plus transformés en glaçons nous nous réchauffons avec un curry au poulet et une crème caramel.

Les plus courageux font l'analyse d'images avec notre Flo, les autres rentrent faire un sieston.

Bien décidé à poursuivre notre passion et montrer à Ismael nos petits coins favoris de plongeur, nous entraînons Ismael à nous rejoindre demain soir à Callelongue, pour une plongée de nuit du bord.

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Le 14 Août, Toujours la même équipe sans Flo, qui prépare ses valises pour un départ en Ardèche, mais remplacée par Dominique, et Sébastien, on se retrouve à Callelongue, la calanque du bout du monde, en l’occurrence de Marseille.

Surprise! Dans la Calanque habituellement très calme, il y a un « moulon » ( en marseillais = tas) de gens, c'est la fête des voisins.

Dans une ambiance festive, nous mangeons un morceau en compagnie de François, et on s'équipe vers 21h, pour allez voir nos copines les crevettes, et surtout la Drimo.

Surprise très agréable l'eau est à 19°.

On remonte 1h30 plus tard , juste un peu frigorifiés.

Au menu ; Cavernicole, Crevette grise, Galathée, Cigale, Drimo (mais vu juste par Sylvain), poulpe rouge, langouste, et …

Départ du club à minuit pour certains, pour d'autres 1h du matin, car devant les voitures, club fermé, Sylvain refait le monde de la Bio à Ismael.

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Le 15 Août, rendez vous avec Ismael au club, sortie grand angle organisée par la CRAV, pour une plongée du Suscle (le bateau du club).

Nous sommes dix plongeurs et Henri notre doyen, nous propose de faire une plongée inhabituelle, allez à la calanque de L'Oule, juste la calanque derrière celle d’En-Veau en partant de Cassis. (Son nom vient du provençal oulo qui signifie « marmite » ou « chaudron ». En effet, très encaissée entre des falaises qui peuvent atteindre 70 mètres de hauteur, elle n'est accessible que par voie maritime ou en descente en rappel. Et lorsque le mistral souffle elle bouillonne comme dans une marmite) .

Le prix de la plongée sera majoré de 4€, pour payer les frais d'essence et surtout pour ne pas faire maronner notre cher président.

Donc joyeusement nous partons en goguette, découvrir le site.

Le cadre est magnifique, mais surpeuplé de « promène couillons » (expression marseillaise pour nommer les bateaux de touristes qui partent de Cassis).

Les fonds sont sympas, le tombant est constitué de petites grottes, mais l'eau doit être encore trop froide pour les poissons, ou peut-être qu'ils en ont marre des vrombissements occasionnés par tous les bateaux. Bref pas trop de faune, quelques bancs de Saupes, de Sarre, quelques bébés langoustes bien cachés dans leur trous.

Cependant heureux nous rentrons au club, prêt à profiter de notre apéro traditionnel, LE PASTIS bien glacé, après la plongée, on est déshydraté!

Demain beaucoup d'entre nous reprennent le chemin du boulot, y compris notre copain Parisien qui repart dans sa grisaille par TGV. Sauf moi, je suis en vacances et donc demain une autre plongée m'attend, surtout que l'eau se réchauffe, et qu'il faut en profiter car samedi prochain la météo prévoit encore une journée de gros mistral.

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Pour ce troisième samedi d'août, le mistral était de retour.

Les Morses présents au club embarquaient sur notre "Suscle II" pour une plongée dans la calanque du "Pouars", ou plutôt le port naturel de plane, voire de île de "Calseraigne", site à l'abri du mistral et des vagues.

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Plusieurs palanquées composées de deux plongeurs: Martine et Luc son modèle, Geneviève et Guy, Sandrine et Patrick, Henri et Mathieu, Gilles et Didier, Pierre le clermontois et Amandine sa copine et enfin mes Zigues et Nelson.

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Après avoir franchi le tunnel du "pouars" avec Nelson mon nouveau binôme, nous bifurquons sur main gauche, longeant la côte, jusqu'à une profondeur de 28 mètres, où nous avons croisé une faune abondante et variée, du sar commun à la dorade royale, en passant par de nombreuses mostelles, de beaux chapons, deux petites langoustes, sans oublier de très beaux rougets, les éponges, gorgones, bref une belle plongée malgré la température de l'eau qui était à 15 °.

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Au bout de 55 minutes nous revoici à bord où François, notre excellent pilote, nous a aidés à remonter notre matériel et qui nous a démontré sons aisance, dans une mer plutôt démontée, avec un accostage de maître.

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Arrivée à notre base, après un palier de sécurité dans la baignoire, nous avons pris un apéritif convivial bien mérité, un repas pris ensemble sur notre terrasse, l’heure de la vaisselle sonnait! Suivi du  visionnage des photos de Martine, commenté par François, lui donnant des conseils pour ses prises de vues et ses cadrages, les commentaires de Luc et Guy l’éternel 118, les bravos des autres protagonistes, etc…

Photos : Martine et JC

A bord de notre "SuscleII" 16 morses et quatre extérieurs dont Valentine "niveau 1" (qui a plongé avec Henri notre plus ancien moniteur) et "3 baptêmes" au programme.

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Par une mer légèrement houleuse, nous voici partis pour les impériaux de l’île de Riou, arrivée sur les lieux; après avoir trouvé la bouée immergée et s'y être amarré, la plongée pouvait commencer.

Nelson, pour la deuxième fois consécutive m’accompagnait, nous voici partis dans une eau à 26° une bonne visibilité, bref tout pour une plongée relax.

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Durant nos 52 minutes de plongée et une profondeur maxi de 26 mètres, nous avons exploré les grottes coralligènes, croisé Mérous, bancc de Sars, Dentic, Murènec, Mostelles, poulpec, de belle gorgones tapissaient les tombants, bref une belle plongée.

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Après que toutes les palanquées soient remontées à bord, direction la calanque de "Fontagne" pour effectuer les 3 baptêmes.

Martine, Stéphane, Kévin (les deux moniteurs Clermontois) ont effectué les baptêmes de: Silvana, Baptiste et Christian.

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Pendant ces baptêmes, nous avons pu apprécier notre détente, dans la calanque de (Jean de "Riou" premier gardien et aménageur de l’île toute une histoire) avec une eau à 28°.   

Pour ce dernier samedi de juillet, me voici en route pour une plongée sur les "Moyadons", avec pour partenaire notre nouveau niveau 3 "Nelson".

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Pour voir si mon nouveau binôme, est au top je lui ai fait passer son certificat, d'arithmétique avec quelques opérations à effectuer sur une ardoise !...

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Les résultats s’avérant bons, la plongée pouvait continuer son parcours découverte.

Durant notre ballade nous avons croisé : poulpes, sars, mérous, chapons, des rougets de belles tailles, etc.

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A signaler, le baptême plus de Clémentine qui pour ses 10 ans a fait preuve d’un fair-play extraordinaire, pour sa mise à l’eau en particulier sa mise de la ceinture par "Nelson" notre Amiral, qui fut une bataille, "Trafalgardesque": contre la houle, le courant et le tangage du "Suscle" encore Bravo !..  

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Après 25 mètres de profondeur et 38 minutes nous revoici à bord du "Suscle II" où Marc a assuré la sécurité surface et son pilotage, avec un accostage de maitre.

Trois jours pour le week-end du 14 juillet. Cela fait des semaines que Marc nous a réservé la « plate en alu » de son ami Vincent pour une partie de « pêche, camping, plongée, exploration du Lagon Sud avec observation des baleines en prime ». Le chrono est lancé, je compte les jours. C’est censé être la dernière sortie de notre camarade Nico avant son départ définitif  en Zoreillie.

Malheureusement, plus la date approche, plus les nuages s’amoncellent. La météo excellente depuis début Juin vire à l’orange. Grains et rafales à plus de 35 nœuds promis par Météo France. Marc pense à annuler, surtout que Nico ne peut plus venir : il doit boucher les trous et repeindre les murs sa chambre avant de quitter la caserne … Je fais le forcing pour maintenir l’aventure, car rien de plus déprimant que de rester le week-end à ne rien faire!

Départ sous le soleil quand même le vendredi à 12h00. Cela ne commence pas trop péniblement et nous laisse le temps de préparer l’équipement de camping et celui de plongée. J’aurais bien amené ma canne de traîne durement gagnée lors du seul concours de pêche auquel j’ai participé, mais Vincent à tout ce qu’il faut paraît-il. Ce que je ne tarde pas à vérifier à l’embarquement. Six cannes de traîne avec des moulinets Shimano remplies de fils orange en harmonie avec les couleurs du bateau. Une panoplie de leurres de premier ordre pour la traîne, le jig ou le lancer. Six cannes de lancer. Et surtout une glacière monstrueuse que Vincent nous promet de remplir et qui contient encore des appâts congelés (sardine, aiguillettes).

 NlleCaledoPeche1Le bout du monde derrière les cannes

Une plate de 11 mètres sur 4 mètres avec deux moteurs de 275 CV et 550 litres d’essence, 25 nœuds en vitesse de croisière. Ce n’est pas ce week-end que nous allons gagner des points pour le climat. Comme le veut l’usage local, la plate est en aluminium. Il vaut mieux semble t’il car le lagon Sud est un véritable champ de mines constituées de patates de corail. Celles-ci remontent brusquement d’un fond de 30 mètres à presque zéro sans crier gare. Il vaut mieux avoir l’œil pour déceler la subtile tache brune qui les trahit en surface.  Et sans soleil ou avec le soleil de face, il n’est pas facile de les voir, même avec des lunettes polarisantes. Heureusement, Vincent connait ce labyrinthe non hydrographié comme sa poche. Et l’alu pardonne sans doute quelques erreurs.

C’est la saison des Wahoos, nous assure Vincent. Alors dès la sortie de la passe de Mato, les six cannes sont à l’eau. Et nous voilà descendant lentement vers le grand Sud, le long du récif. Pour des heures de traine en direction de la passe de Kuaré. Les Wahoos promis se font attendre et puis finalement ne seront pas au rendez vous. Nous sommes bien obligés de remonter les cannes pour arriver juste avant le coucher du soleil à l’ilot Teré. C’est parmi les îlots accessibles le plus au sud : il nous servira de base pour l’exploration de la corne Sud. Juste le temps d’installer les tentes, d’allumer le feu de camp et de sortir une bière pour le soleil couchant.

Vincent prépare le filet de carangue « goute d’or» qu’il avait emmené avec une marinade de gingembre, tomate, ail et huile d’olive. Un serpent tricot rayé se rapproche, je ne sais pas si c’est la chaleur du feu de camp ou l’odeur de la cuisson à l’unilatéral de notre filet de carangue qui l’attire. Mais allongés sur des grandes nattes à observer la voie lactée, je comprends sans peine qu’il veuille s’inviter à notre campement.

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Camping sur l’ilot Teré

Les pêcheurs se réveillent avant l’aube. C’est un peu dur mais là encore le feu de camp nous redonne un peu le moral. Il en faut, car il y a eu quelques pluies la nuit et le ciel est un peu chargé. Ce sera la journée « poppers » du nom des  leurres que l’on lance à 30 à 40 mètres près d’une patate et que l’on ramène rapidement vers le bateau. Leur forme à la traction entraine une pluie de gouttelettes et ils progressent par petits bonds. C’est censé rendre les poissons prédateurs fous. Et ma fois avec persévérance, cela marche : la glacière se remplit de thazards, de carangues à queue jaune et autres loches castex ou mère loche. La plus belle à mon goût est la loche bleue. Les animaux bleus sont plutôt rares et celles-ci avec son subtile bleu porcelaine est magnifique.

 

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Loche bleue prise avec un popper

J’abandonne mes camarades à leur coup de pêche pour une plongée autour du récif. C’est vraiment un privilège de plonger dans ces coins inexplorés. Pas trop rassuré, je regarde parfois derrière moi pour voir si je ne suis pas suivi. Et bien m’en a pris, car un long serpent vert olive me suit en nageant avec de grandes ondulations. Il me faut palmer avec énergie pour le semer mais j’y arrive. Il paraît qu’ils ne sont pas agressifs, en tout cas ils sont curieux et persistants. Je découvre une immense patate recouverte d’un manteau de sardines et quelques loches et carangues variées à l’affut. Ce sont ces poissons que mes camarades cherchent à attraper avec leur poppers.

En jouant avec la marée et en évitant au mieux les grains, nous arrivons en vue de l’épave de l’Enton qui symbolise l’entrée dans l’extrême Sud du lagon et git sur le récif comme un avertissement au navigateur imprudent. Le pauvre navire serait grimpé en 1931 sur le récif à plus de 12 nœuds confondant le phare du cap Ndoua avec le phare Amedé. Puis de patate en patate, traversant un platier à marée haute avec quelques centimètres à peine sous l’hélice, notre quête de poisson nous amènera jusqu’à l’extrémité de la corne Sud, le récif Ngedembi.

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L’Enton, amer marquant le début de l’extrême Sud du lagon

 Cette fois la glacière est presque pleine et nous avons l’embarras du choix pour la grillade du soir. Vincent s’empare d’un thazard qu’il vide et prépare en darnes de bonne taille, sur la plage de l’ilot Teré. Miracle du lagon, à peine les tripes jetées à l’eau qu’apparaissent deux petits requins citron et un pointe noire. Alors Vincent attache solidement la tête du thazard à un bout et la jette à l’eau. Il ne faut pas attendre bien longtemps pour qu’un des citrons s’en empare. Il ne la lâchera plus, même quand nous le tirons sur la plage. Devant un appétit si féroce, nous le repoussons à l’eau. Après tout il l’a bien mérité son repas. Et nous le notre !

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Requin citron vorace.

Encore une dernière plongée dans la passe de l’Enton, mais je n’en dit pas plus pour ne pas faire peur aux parents. Une dernière matinée de pêche au lancer où nous finissons de remplir la glacière dans un vent montant parfois jusqu’à 35 nœuds avant les grains. Que c’est agréable d’avoir un bon ciré. Même si la température reste correcte, c’est quand même l’hiver ici. Et puis après une dernière sieste sur Teré, c’est le retour au surf à 25 nœuds avec le vent et les vagues dans le dos pour uen arrivée au coucher du soleil au Bout du monde. Fracassés mais contents!

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La corne Sud : Ilot Teré et l’Enton